Séance plénière des 28 et 29 janvier

Les élus du Conseil Régional se sont réunis en visioconférence les 28 et 29 janvier pour débattre du budget 2021.

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Jean Castex et la Communauté Européenne d'Alsace

De passage à Colmar le 23 janvier, au siège de la CEA (Collectivité européenne d’Alsace), le 1er ministre a déclaré : « Je n'ai jamais été convaincu par ces grandes régions, dont certaines ne correspondent à aucune légitimité historique et ne me paraissent pas répondre aux besoins grandissants de nos concitoyens d'actions de proximité ».

Les Progressistes ont toujours dénoncé l’accord « scélérat » de Matignon (ayant permis la création de la CEA), craignant qu’il ne débouche sur un rapport de force au sein du Grand Est et à une logique d’affrontement. En séance plénière de novembre 2018, ils pointaient le risque « de vente à la découpe de la Région ».

Suite aux propos du 1er ministre à Colmar, Jean-Pierre Masseret s’est exprimé sur les réseaux sociaux : « Après le discours du Premier Ministre ce matin devant les élus de l’assemblée de la CEA l’honnêteté politique exige la fin de la Région Grand Est. Chaque ancienne région doit retrouver sa liberté pleine et entière. »

Pour Christophe Choserot, le 1er ministre n’aurait pas dû dire ça : « Un Premier ministre ne devrait pas dire ça. À titre personnel ? Un Premier ministre exprime le point de vue du gouvernement de l’État, pas le sien ! ». « Le Grand Est peut encore améliorer son fonctionnement, mais sans la fusion des trois régions, on n’aurait pas eu la taille pour avancer dans le domaine de l’innovation – le projet hydrogène – l’économie, dont le Business Act, la fibre optique, les transports, l’Alsace n’a pas à se plaindre, son PIB a augmenté depuis cinq ans, le dernier dossier sur les start-up lui profite avec 10 sur 12 qui sont alsaciennes ».

L’épisode s’est clôt avec la déclaration de Jacqueline Gourault, ministre des Collectivités territoriales, lors des Questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale le 26 janvier: « Très concrètement, il n’y aura pas de remise en cause des périmètres actuels des Régions, comme le Premier ministre l’a dit lui-même samedi matin en Alsace ».

Commentaire de Jean-Pierre Masseret

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Proportionnelle

Une nouvelle fois, le recours à la proportionnelle pour la désignation des députés serait sur le point de passer à la trappe.

Emmanuel Macron comme ses deux prédécesseurs s’apprêterait à refermer le dossier qu’il avait ouvert en 2017.

Les motifs invoqués sont présentés comme évidents puisqu’il s’agit de tout ce qui concerne la crise sanitaire et ses conséquences. Un pilier anonyme de la majorité prétend qu’il serait obscène de discuter de ce sujet aujourd’hui.

Tous ces arguments ne tiennent pas. Ce qui est obscène en démocratie est le fait que la représentation nationale ne reflète pas intégralement le choix des électeurs. Qu’y a t il de plus important en démocratie que le respect et la reconnaissance du choix des citoyens.

L’argument fatal utilisé depuis 1958 contre la proportionnelle est l’instabilité politique vécue sous la quatrième république. Les Gaullistes ont fait un mythe de cette instabilité et s’en sont beaucoup servi.

L’instabilité politique ne tient pas au système lui même. La responsabilité des déviances relève des partis ou mouvements politiques incapables de dépasser leurs intérêts de boutique qui l’emportent sur le bien commun du pays.

Pourquoi en 2022 alors que le pays sortira d’une longue crise aux origines et aux conséquences diverses il serait impossible aux dirigeants politiques de se dépasser ?

La vraie difficulté pour un parti politique est ouvertement de reconnaître qu’un autre ou que d’autres que lui puissent avancer des propositions plus intelligentes que les siennes sur un sujet donné. Le compromis intelligent est il définitivement impossible? Être intelligent c’est être capable de renoncer à ses suggestions si d’autres sont meilleures.

Deux autres faux débats sont utilisés contre la proportionnelle.

Le premier est d’opposer de façon dogmatique le pouvoir qui reviendrait à l’assemblée par la proportionnelle, sous entendu la chienlit au pouvoir dont disposerait l’exécutif grâce au scrutin majoritaire sous entendu la garantie de l’efficacité.

Le second est celui de la proximité de l’élu avec le citoyen. Cette proximité serait mieux assurée par le scrutin majoritaire par circonscription que par la proportionnelle départementale.

La pratique de la Vème dit le vrai sur ces sujets.
Et le vrai est que le système majoritaire n’a cessé de produire des majorités godillots depuis 1962.
 

Le terme godillot n’est pas péjoratif. Il dit simplement que le député appelé à définir et voter la politique nationale n’est pas libre.
 

Pour le pays, l’élu de la circonscription n’est pas, loin s’en faut, un meilleur législateur que l’élu à la proportionnelle.


L’œuvre de redressement opérée par la IVème n’est pas mince malgré la fameuse instabilité. Ce qu’elle n’a pas pu faire c’est de régler le conflit algérien.

Le travail de proximité territoriale sera aussi bien assuré par l’élu du scrutin majoritaire par circonscription que par l’élu issu de la proportionnelle départementale. L’exemple du Sénat en fait la démonstration.

Si l’on veut sérieusement améliorer la proximité et l’efficacité des politiques publiques, une réforme complémentaire portant en même temps sur la décentralisation et la déconcentration serait nécessaire.


Transférer des pouvoirs aujourd’hui  entre les mains des élites technocratiques des administrations centrales vers les territoires et les préfets serait un complément qui renforcerait la proportionnelle.

Pour cela il faudrait un réel courage politique.

Christophe Choserot s'engage pour la vaccination contre la COVID19

"Je vais me faire vacciner...

Je crois en la science et la science a montré au cours du temps l’efficacité de la vaccination.

L’histoire commence au XVIII siècle avec la variole . La variole avec ses pustules hautement contagieuses, fait des ravages parmi les jeunes enfants, dans la campagne britannique comme ailleurs en Europe . En 1796, le médecin Edward Jenner a l'idée d'inoculer chez un enfant du pus prélevé sur une fermière infectée par la vaccine. L'enfant résiste à la variole. Le Britannique devient le premier à expérimenter scientifiquement la « vaccination ». En 1977 le dernier cas recensé de variole, contractée de manière naturelle, a été diagnostiqué en Somalie, le 26 octobre 1977. La Variole a disparu et a été vaincu.

 

À la fin du XIX siècle, Pasteur met au point un vaccin contre la rage à partir d'une souche atténuée du virus. La première injection est réalisée avec succès en 1885 sur Joseph Meister, un enfant de 9 ans mordu par un chien soupçonné d'être enragé.

 

Les années 1920 voient apparaître les vaccins contre la tuberculose, le BCG mis au point en 1921 par Albert Calmette et Camille Guérin, la diphtérie en 1923, le tétanos en 1926 et la coqueluche en 1926.

 

Les sciences ont montré dans le temps leurs capacités à surmonter les maladies par la vaccination.

 

Je veux ici saluer la communauté scientifique mondiale qui en moins d’un an a mis au point un vaccin efficace et sûr contre la Covid-19 . Une collaboration scientifique mondiale a permis de faire gagner du temps sur la mise au point et la validation des vaccins . C’est la seule solution pour vaincre le virus si nous voulons retrouver une vie sociale et économique, une vie normale . L’intelligence humaine a une nouvelle fois montré sa capacité collective à surmonter une épreuve sanitaire sévère et mondiale . Nous devons les soutenir et combattre sans relâche les complotistes de tous poils et les vendeurs de poudre de perlimpinpin qui à longueur de temps énoncent des choses sans preuve juste pour surfer sur les peurs et établir le chaos...au XVIII siècle, le docteur Edward Jenner a aussi souffert de la même défiance quand il a découvert le vaccin contre la variole.

 

Alors oui je vais me faire vacciner quand ce sera mon tour pour me protéger, protéger les autres. Plus nous serons nombreux à nous vacciner , plus nous atteindrons une immunité collective suffisante pour protéger les autres.

 

Faites comme moi, faites confiance à la science, à nos chercheurs et nos médecins , faites vous vacciner !"

Christophe Choserot en direct sur France 3 Lorraine le 5 janvier 2020

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Article paru dans l'Est Républicain le 4 janvier 2021