Hommage aux victimes de l'attentat de Strasbourg

Après avoir observé une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Strasbourg, les élus du Conseil régional du Grand Est ont pu exprimer leurs condoléances aux familles et réaffirmer tout leur soutien aux forces de l’ordre et aux secouristes. Christophe Choserot, dans cette période difficile où nous devons faire face au fanatisme, en appelle à l’unité de la nation.

"Monsieur le Président, mes chers collègues,

Mardi, Strasbourg a été attaquée en plein coeur.

16 personnes ont été touchées dans son hyper-centre, dont 3 décédées maintenant, une en état de mort cérébrale 13 blessées parmi lesquelles 5 en urgence absolue (au 13 décembre, le bilan s'est depuis alourdi, passant à 5 personnes décédées).

Permettez-moi, au nom du groupe Les Progressistes pour une région plus forte, plus proche, d'avoir une pensée pour les victimes de l'attentat de Strasbourg, leurs familles et leurs proches. Nous leur présentons toutes nos condoléances. Nous pensons également à celles et ceux qui continuent à lutter contre la mort.

Nous souhaitons rendre hommage aux forces de l'ordre, au Samu, aux pompiers, à tous les services de soins hospitaliers et les services de la ville de Strasbourg et de la métropole qui ont été engagés dès le début de l'attaque terroriste. Qu'ils en soient tous remerciés et soutenus pour leur inébranlable engagement.

Cet acte lâche et odieux nous rappelle brutalement que nous sommes toujousr en guerre contre le fanatisme.

En s'en prenant à ses habitants et ses visiteurs, c'est tout un symbole que le fanatisme a cherché à détruire.

Le symbole d'une ville qui sait réconcilier les Hommes dans leurs différences;

Le symbole d'une ville européenne qui acceuille le Conseil de l'Europe, sa Cour européenne des droits de l'homme; le Parlement et le Médiateur européen;

Le symbole d'une ville transfrontalière, qui s'ouvre vers son voisin plutôt que de se replier sur elle-même;

Le symbole d'une ville culturelle, qui s'anime dans son théâtre et son Opéra national, sa bibliothèque nationale et universitaire, et toutes ses manifestations artistiques;

Et enfin le symbole d'une ville humaniste, qui diffuse son savoir au travers de son université, ses grandes écoles et son hôpital universitaire.

Ensemble, nous devons aujourd'hui témoigner de notre unité derrière les valeurs de progrès que porte en elle Strasbourg.
 

Ensemble, nous devons nous montrer à la hauteur de la peine ressentie et faire front face au fanatisme.

Jamais, nous ne devons oublier, que nous partageons les mêmes valeurs que Strasbourg.

Nous devons, face au terrorisme, rester unis. Notre meilleur bouclier est l'unité de la nation.

Ne nous laissons pas aller à des discours trop faciles, ceux du rejet de l'autre, ceux du repli sur soi-même. La France est riche de l'unité de ses valeurs républicaines malgré la diversité des cultures qui la compose.

Cette unité a fait de nous des enfants de la République.

Nous mènerons ce combat contre le terrorisme jusqu'au bout et nous le gagnerons en étant fidèles à l'idée même de la France.

Et cet ennemi nous le vaincrons ensemble, avec nos forces, celles de la République... avec nos armes, celles de la démocratie.

Monsieur le Président, mes chers collègues, la période est difficile, le pays est malmené, j'en appelle à l'unité de la nation.

Monsieur le Président, mes chers collègues, il va être difficile de débattre dans ces conditions, notre esprit est ailleurs mais vous avez bien Monsieur le Président, de maintenir notre séance, parce qu'il est nécessaire de montrer à ceux qui souhaitent la terreur et le chaos que le pays est debout et que les institutions politiques fonctionnent.

Je vous remercie."

Débat sur les orientations budgétaires

Les orientations budgétaires 2019 ont été débattues au cours de cette séance plénière à Metz. A cette occasion, les élus Progressistes ont proposé la mise en place d'une commission pour suivre les remontées du terrain et ajuster les orientations budgétaires par rapport à ces dernières.

Intervention de Christophe Choserot pour adapter les orientations budgétaires par rapport aux remontées des territoires

"La France, c'est vrai, connait une crise sociale forte et puissante. Le mouvement des gilets jaunes porte dans ses revendications plus de justice sociale et d'égalité territoriale. Et comment ne pas partager ce cri de colère de cette France à deux vitesses.

Cependent mes chers collègues, il faut être conscients, pour celles et ceux qui croient encore tirer quelques profits politiques de ce mouvement, que ce mouvement, il vient de loin, de très très loin.

Une crise qui date de plus de trente ans et que nous sommes tous, à la place qui est la nôtre, tous responsables de cette situation donc je vous demande un peu d'humilité.

Et ne nous racontons pas d'histoires. Ces questions salariales ne sont pas d'hier, ces questions d'inégalités territoriales ne sont pas d'hier, ces questions de fermetures de services publics dans les campagnes, dans les villes périphériques, dans les quartiers ne sont pas d'hier.

Alors, aujourd'hui je crois qu'il faut écouter. Mais surtout, au-delà d'écouter, il faut entendre ce cri de colère.

Ce qu'ils ont à exprimer doit être compris et des mesures ont été prises par le Président de la république, on peut en débattre à l'infini, elles sont posées, elles sont là, il faut maintenant les mettre en application.

Le Président de la république a souhaité surtout, me semble t-il, une ouverture d'un grand débat et d'une concertation sur les territoires. Et je crois, Monsieur le Président, que le Conseil régional Grand Est doit s'emparer de ces débats.

La réponse ne viendra pas uniquement, me semble t-il, que de l'Etat. Mais de l'ensemble des collectivités locales, Régions bien sûr, Départements, Communautés de communes, Métropoles et Villes.

Ce matin, le groupe des Progressistes ne va pas faire une liste de propositions. Parce que je crois que nos concitoyens en ont assez de ces listes de propositions qui viennent du sommet pour leur dire "voici la bonne recette qu'il vous faut".

Je crois qu'on est dans un débat qui doit être ouvert et on doit écouter nos concitoyens. Je crois que nos concitoyens, ce qu'ils ont à exprimer également, c'est de ne plus être spectateurs de la vie politique, mais des acteurs de la vie politique. Et donc la Région doit s'emparer de ce débat là comme les autres collectivités et les sujets peuvent être nombreux, cela a été évoqué ce matin, la question de la gratuité des transports bien sûr, la question des déplacements, la question des coûts des matériels des lycées 4.0, la question de la formation et de l'emploi, nous aurons tout à l'heure un débat sur le Plan d'investissement des compétences, les questions de les questions d'apprentissage, de développement économique, donc d'attractivité et d'emplois, les questions agricoles bien sûr, l'aménagement du territoire dont la Région est un des acteurs principal, la question de la jeunesse, faire le pari de la jeunesse c'est évidemment faire le pari de l'avenir et puis la question du sport, du monde associatif, l'accompagnement aussi Monsieur le Président, de la mise en oeuvre du Plan de pauvreté. Valérie Debord en a parlé hier, les questions de mise en place de crèches innovantes par exemple, comment permettre à des femmes isolées en recherche d'emploi, d'avoir des modes de garde. Sur les questions du Plan pauvreté, la Région Grand Est doit s'emparer d'un certain nombre de sujets.

Donc j'ai envie de vous dire mes chers collègues, qu'aujourd'hui on va évidemment avoir un débat sur les orientations budgétaires, mais ce débat ne va donc pas s'arrêter ce soir. Parce que ces orientations budgétaires Monsieur le Président, doivent s'adapter au débat que nous allons avoir dans les territoires.

On doit écouter et adapter autant que possible notre budget prochain par rapport à ce que l'on va entendre des territoires pour pouvoir répondre à ce besoin d'égalité sociale et puis salariale et de pouvoir d'achat.

Donc la question que l'on a aujourd'hui Monsieur le Président, c'est comment la Région va pouvoir s'inscrire dans ce débat et pouvoir prendre en compte justement ce qui va remonter des territoires dans ces orientations budgétaires et puis quand même une proposition, une seule, c'est la mise en place d'une commission dans cette collectivité pour suivre les remontées de terrain, et l'ajustement de nos orientations budgétaires par rapport aux revendications et ce que l'on va entendre sur les territoires.

Je vous remercie."

Intervention de Diana André sur le Pôle "Emploi, Jeunesse et Formation" des orientations budgétaires

"Monsieur le Président, chers collègues,

Des ambitions affichées, mais des interrogations sur les actions et les moyens.

Qu’en est-il d’une évaluation de l’expérimentation du lycée 4.0 ? Il est urgent que notre collectivité prenne la mesure des dysfonctionnements relatifs à la technique et aux équipements, sans se défausser sur l’Education Nationale qui n’a en charge que la compétence pédagogique.

Vous déclinez des dispositifs pour une meilleure insertion des jeunes dans la vie professionnelle et citoyenne, des dispositifs cadrés, formatés, ainsi que des manifestations de promotion.

 

Mais vous oubliez tous ceux qui n’ont pas accès à ces dispositifs, car empêchés pour de multiples raisons.

 

Nous les avons évoqués hier lors de la présentation du PIC.

 

Vous n’avez pas souhaité pérenniser des dispositifs des anciennes régions, comme celui mis en place par la Lorraine qui avait pour mission d’aller chercher ces décrocheurs de la vie, contribuant à remettre sur le chemin des missions locales, des organismes de formation ou de pôle emploi, des dizaines de jeunes en déshérence sociale, des jeunes sans voix, répertoriés nulle part. Dans ce rapport, aucune mention de la volonté que vous avez exprimée hier.

Apporter  à ces exclus du quotidien, des solutions réfléchies pour une insertion réussie dans une vie citoyenne, est un défi que nous devons relever.

Je vous remercie."

Intervention de Jean-Pierre Masseret sur le Pôle "Mobilités" des orientations budgétaires

" Monsieur le Président,

3 points. D'abord un accord sur les propositions d'innovations sociales qui sont présentées dans le document.

 

Une interrogation sur le dipositif "Ambassadeurs de la mobilité" qui reste encore un peu fumeux... Il serait bien de rattacher ces Ambassadeurs aux Maisons de la Région et de les inscrire dans des contrats territoriaux de développement puisque la mobilité en fait partie.

Ensuite une réflexion sur le concept de progrès social dont il est fait référence dans la présentation des mobilités.

Cette référence nous renvoie au débat actuel, à savoir en quoi, par nos décisions, nous pouvons contribuer au développement du pouvoir d'achat des familles du Grand Est.

Peut-être une réponse: en n'augmentant pas les tarifications TER comme c'est le cas dans l'espace lorrain aujourd'hui; en généralisant en tout cas, l'accord de la Région passé avec le Département du Bas-Rhin sur la prise en charge des tarifications sociales - il conviendrait d'avoir une vision globale -; enfin, peut-être, en réflechissant, sous condition de ressources, à la gratuité des transports scolaires."

Intervention de Rachel Thomas sur le Pôle "Attractivité" des orientations budgétaires

"Monsieur le Président,

 

Nous vous avons fait confiance en votant les orientations du SRDEII tout en étant force de propositions et d'améliorations des dispositifs liés en commissions techniques.

A lire et entendre la présentation des Orientations budgétaires pour les différents pôles et particulièrement l'attractivité, nous les validons en l'état et nous sommes très attentifs à votre volonté à modifier le fonctionnement de votre action, par plus de transversalité, territorialisation et de contractualisation. Vous nous avez enfin écouté et entendus.

 

Gageons que cela corrige et améliore l'utilité et l'efficacité des politiques d'accompagnement afin de  transformer notre région et de la positionner dans l'économie du 21ème siècle.

 

Car nous ne pouvons passer sous silence que chaque année par une décision modificative de fin d'exercice vous annulez drastiquement des engagements budgétaires conséquents prévus pour l'action économique qui traduit réellement le manque de réactivité, de lisibilité des dispositifs déployés, trop centralisées et peu accessibles par l'ensemble des acteurs sur les territoires.

 

L'absence d'un schéma Régional de l'enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation tant réclamé par Christophe Choserot prive les acteurs d'une feuille de route claire et  prospective de moyen terme.

 

La  longue attente de vos futures orientations en matière de Bio économie annonçée depuis des mois devient difficile à comprendre.

Monsieur le Président, le moment vous impose à vous rapprocher des acteurs dans les territoires et de nos concitoyens afin de couper court à l'image d'un Grand Est trop distant.

 

Je vous remercie."

Intervention de Paola Zanetti sur le Pôle "Territoires et Proximité" des orientations budgétaires

"L’exercice du Débat sur les Orientations Budgétaires est nul doute le plus particulier car il faut savoir y faire figurer un certain nombre de mots clés, d’idées généralistes afin de satisfaire tout le monde en parlant de tout. 

 

Ceci n'est pas un reproche, car soyons honnêtes nous sommes tous passés par ce type d'exercice et nous en connaissons les limites.

 

Dès lors, comment ne pas être d'accord avec votre envie de plus de cohésion 

 

 

Dès lors, comment ne pas être d'accord avec votre envie de plus de cohésion territoriale dans notre région, qui tient compte de la singularité, des spécificités, des atouts et besoin des territoires

 

Dès lors, comment ne pas être d'accord avec votre envie de plus de projets fédérateurs entre territoires

 

Mais à cet instant, je ne sais pas si nous devons osciller entre satisfaction et agacement en lisant la fin de la page 54 du DOB !

 

Il est fait mention d’une contractualisation avec les territoires associant les élus et les forces vives et construit autour d’objectifs partagés avec la Région ; 6 sont déjà en route et pour les autres territoires cela se fera sur la base du volontariat.

 

Satisfaction, de retrouver ici tous les ingrédients des Contrats Partenariat Lorraine Territoires qui existaient en Lorraine et que votre majorité a supprimé dès son arrivée  initié sous le feu Conseil régional de Lorraine, alors que nous n’avons cessé d’appeler à cette cohésion en élargissant cette contractualisation car elle portait une action régionale territorialisée respectueuse de la diversité de la Région Grand Est. 

 

D’où également  notre agacement, car que de temps perdu, il aura fallu attendre 3 ans pour que la majorité Regionale accepte enfin de reconnaître que la voie de la contractualisation et de la territorialisation des politiques régionales et non la seule territorialisation des services,  sont la seule voie qui permette de respecter les identités fortes tout en garantissant  l'unité régionale.

 

Face à ce mélange  de satisfaction et d’agacement vous me direz « qu’il vaut mieux tard que jamais ». Certes, mais  Je vous répondrai que pour rattrapez ce retard, nous demandons que cette contractualisation ne soit  pas réalisée sur le volontariat comme vous le proposez mais être généralisée à tous les territoires du Grand Est, dès 2019."

Intervention de Paola Zanetti en commission Aménagement des territoires

Paola Zanetti a salué le travail ayant conduit à l'élaboration du SRADDET - Schéma Régional d'Aménagement de Développement Durable et d'Egalité des Territoires, mais a émis des réserves sur le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets, notamment concernant le Département de l'Aube. Une enquête publique aura lieu et il conviendra d'intégrer les doutes et interrogations que cette dernière fera remonter dans ce SRADDET.

"Au nom de notre groupe, je tiens d'abord à saluer le travail des services et l'implication de Franck Leroy, Martine Lizola ainsi que celle des membres du comité de pilotage, ayant conduit après deux ans de concertation, à ce Schéma Régional d'Aménagement et de Développement durable et d'Egalité des territoires. Nous mesurons, sincèrement, l'énergie et la disponibilité que ce type de schéma régional à long terme, nécessite pour surmonter les pressions nombreuses.

 

Afin de respecter le temps de parole qui nous est imparti, il ne nous est pas possible d'entrer dans le détail des objectifs. Je serai donc synthétique.

 

Premièrement nous partageons les 30 objectifs fixés dans ce SRADDET et organisés pour répondre à la fois à l'urgence climatique et à la lutte contre les inégalités territoriales.

 

Deuxièmement, nous partageons la volonté de la Région de renforcer son soutien à l'ingénierie des Scot pour les accompagner à se mettre en conformité avec le SRADDET. Cela est capital face au caractère prescriptif de ce schéma et à la complexité des règles de compatibilité et de prise en compte de la hiérarchie des normes.

 

Troisième nous partageons le choix politique, courageux Monsieur le Président, il faut le reconnaître, de réduire la consommation de foncier agricole, naturel et forestier de 50% d'ici à 2030 notamment en optimisant les potentiels de développement des espaces déjà urbanisés tout en respectant les principes de l'urbanisme durable.

 

Quatrièmement nous émettons des réserves sur le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) notamment en ce qui concerne le département de l'Aube. Notre collègue Olivier Girardin a eu l'occasion d'y revenir en commission aménagement du territoire.

 

Face à ces réserves, nous souhaitons, puisque la délibération de ce jour sera, sur cette partie du SRADDET concernant le PRPGD, sera soumise à une enquête publique avant son adoption définitive fin 2019, que la Région s'engage à prendre en compte les avis et interrogations qui remonteront."

Intervention de Jean-Pierre Masseret en commission des relations internationales et transfrontalières

Jean-Pierre Masseret s'est exprimé sur les nouvelles orientations de la politique de coopérations transfrontalières.

"Tout est prévu. Cela ne surprend pas un Lorrain parce que nous y retrouvons absolument tout ce que nous faisions en Lorraine. Soit sous une forme bilatérale, un peu avec la Wallonie, beaucoup avec le Grand-Duché du Luxembourg, beaucoup avec la Sarre, un peu moins avec la Rhénanie-Palatinat.

Et nous y retrouvons tout ce que nous faisions dans le multilatéral dans le cadre de la Grande Région.

Le Conseil interparlementaire, ses commissions, regroupaient absolument tous les sujets qui sont évoqués dans le texte parce que nous avons cette marque de fabrique qui est cette réalité transfrontalière.

Et nous aurons d'ailleurs à travailler demain peut-être avec une dirigeante européen, Madame Kramp-Karrenbauer qui est Présidente de la CDU et peut-être que le destin politique la portera plus loin et nous aurons là un point d'appui en tous cas de connaissance plutôt utile pour cette politique transfrontalière.

Mais il y a bien sûr un petit lézard pour moi dans ce document. C'est quand on affirme toujours que cette politique sera cohérente, coordonnéee sur l'ensemble des territoires, on parle d'une ambition partagée, on parle d'une communauté de destins et on parle de continuité territoriale.

Alors c'est vrai que là j'ai forcément un retour sur le 29 octobre dernier, c'est à dire sur le sentiment que j'ai que notre espace territorial du Grand Est est composé sur ces questions transfrontalières, sur ces questions européennes de deux entités distinctes.

Il y a cette communauté d'Alsace, elle existera demain, elle aura une responsabilité très forte dans le domaine transfrontalier puisqu'elle pourra définir un projet transfrontalier spécifique Alsace, disposera d'un contrat de Plan Etat-Région spécifique et de moyens budgétaires appropriés.

Donc c'est là où j'ai quelques doutes quant à cette cohésion globale, cette communauté de destins.

Je sais que je vous dérange Monsieur le Président, je sais que je vous titille, je sais que sur ce sujet là je ne suis pas en adéquation avec vous. Je le sais.

Mais c'est ma pensée, c'est une crainte que j'exprime et je ne suis pas sûr que vous parveniez demain à faire cette cohérence que vous souhaitez.

Intervention de Diana André en commission Formation professionnelle

Diana André s'est exprimée sur le Prix régional pour l'égalité et la mixité en Grand Est

"La collectivité reprend là pour la deuxième édition, le principe d’un prix, initié auparavant, entre autres, en Lorraine en direction des établissements d’enseignement et ou d’apprentissage et des élèves qui visait à distinguer des parcours de lycéens et d’apprentis.

Revenons à l’édition 2018. En ce qui concerne la parité effective, on constate qu’elle n’est pas au rendez-vous. Elle figure pourtant dans le rapport du 28 avril 2017 sous les termes «  répartition qui sera proposée par le jury afin de tendre à une parité effective ». 100 prix sont attribués avec une répartition paritaire des prix, soit 50 lauréats et 50 lauréates.

 

Et pourtant, pour cette édition, ce sont 27 garçons et 74 filles qui ont été distingués.

Les garçons ont été sélectionnés uniquement dans le champ du domaine sanitaire et social… un élément qui n’était pas précisé dans le règlement du 28 avril 2018, mais qui figure dans le rapport d’aujourd’hui.

 

N’y a-t-il pas d’autres filières qui seraient susceptibles d’être ciblées déficitaires en fréquentation masculine ?

 

La photo illustrant l’article sur le site de la Région Grand Est est surprenante, puisqu’elle présente la remise des prix à Nancy en novembre 2018, avec uniquement des filles.

Comment sont définies les filières ? Sur quelles statistiques ?

Pourquoi ne pas ouvrir ce prix aux lycées généraux, qui voient parfois un déficit de fréquentation féminine dans les matières scientifiques ou préparatoires aux écoles d’ingénieur ?"

Intervention de Rachel Thomas en commission Agriculture et Forêt

Rachel Thomas s'est exprimée sur le Plan sécheresse 2018. Pour rendre l'éligibilité à ce dispositif d'aides de la Région moins limitée, contrainte et discriminante, elle a déposé un amendement au nom du groupe Les Progressistes au cours de cette commission.

"L’état des lieux de la situation de l’économie agricole présenté par Pascale Gaillot est partagé.

La sécheresse de 2018 a de nouveau impacté les exploitations agricoles du Grand Est et particulièrement les fermes d’élevage contraintes à acheter des fourrages et des co-produits afin d’alimenter les troupeaux en quantité et en qualité pour préserver leur productivité et leur capital de production.

Ces fermes sont frappées des conséquences du réchauffement climatique et souffrent de panne de trésorerie sérieusement.

Monsieur le Président, vous vous êtes engagé au salon Agrimax à accompagner ces exploitations par un plan spécifique d’urgence d’aides doté de 6 millions et plus si besoin...

Votre volonté est d’aller vite afin de ne pas reproduire le temps long des 2 années de la mise en œuvre du plan d’urgence de 2016 et nous vous comprenons.

Mais là vous confondez urgence et précipitation…

En effet, lors de la séance plénière de novembre, nous vous demandions le règlement de déclinaison des 6 millions ouvert en Autorisation de Programme...

Vous m’indiquez que cela n’était pas prêt. Dont acte.

Or, je découvre quelques jours plus tard, l’ouverture des guichets uniques que vous avez confiés aux Chambres d’Agriculture Départementales afin d’accueillir et pré-instruire les dossiers avec un règlement lié.

Cela est cavalier mais passons...

Malgré le fait que vous nous indiquiez avoir co-construit ce règlement avec les Organisations Professionnelles Agricoles nous constatons que l’éligibilité de ce dispositif est trop fermé et contraint.

A ce jour, dans mon département seul un dossier est considéré éligible mais incomplet… Il en de même sur la Moselle…

En conséquence et en lien avec les Organisations Professionnelles Agricoles, je vous propose un amendement d’amélioration de ce dispositif afin qu’un plus grand nombre d’agriculteurs répartit sur l’ensemble de notre territoire Grand Est bénéficie de cette aide."

Amendement déposé par Rachel Thomas au nom du groupe Les Progressistes

Amendement: Rendre l'éligibilité au dispositif du Plan sécheresse 2018 moins limitée, contrainte et discriminante

Exposé des motifs

Considérant que la sécheresse de 2018 a de nouveau impacté les exploitations agricoles du Grand Est et particulièrement les fermes d'élevages contraintes à acheter des fourrages et des co-produits afin d'alimenter les troupeaux en quantité et en qualité pour préserver leur productivité.

Considérant que ces fermes de polyculture élevage sont frappées des conséquences du réchauffement climatique et souffrent d'une panne de trésorerie depuis de nombreuses années.

Considérant que l'éligibilité au dispositif du Plan sécheresse 2018 de 6 millions d'euros et plus si nécessaire mobilisables au plus vite par les éleveurs du Grand Est apporté en réponse à cette situation est trop limitée, contrainte et discriminante.

Considérant les difficultés rencontrées par les exploitations agricoles du Grand Est, il est impératif d'améliorer le taux d'accès des bénéficiaires à cette aide directe en déverrouillant le dispositif.

 

Nous proposons les modifications suivantes dans le dispositif du Plan sécheresse 2018 :

– Réduire le taux de spécialisation exigé de 50% à 35% ;

– Élargir la liste des produits éligibles en particulier le maïs grain ;

– Prolonger la période des factures d'achats acquittées à la fin février 2019 en lieu et place du 31 décembre 2018.

 

Intervention de Paola Zanetti en commission Environnement

Paola Zanetti s'est exprimée sur le Dispositif de conversion au Bioéthanol, notamment pour proposer des solutions afin de le rendre plus juste et territorialisé.

"Comment une collectivité territoriale peut contribuer à améliorer le pouvoir d'achat de ces concitoyens ? Telle est finalement la question que soulève en fond ce rapport.

 

A cette question, nous pourrions répondre par la gratuité des tablettes et ordinateurs pour les lycées 4.0, la gratuité des transports scolaires, la réduction du coût des billets TER. Vous nous proposez plutôt un dispositif d'aide à la conversion au bioethanol adressé aux jeunes de moins de 26 ans et aux salariés dont le lieu de travail est au-delà d'une distance de 30 km et dont le revenu soumis au barème est inférieur ou égal à 1500 euros.

 

Nous soutiendrons ce dispositif car c'est un début répondant en partie à un problème plus large que celui du seul carburant.

 

Cependant, nous trouvons dommage qu'à ce dispositif n'ait pas été joint un certain nombre de données. En effet, il aurait été intéressant d'avoir une cartographie du réseau de distribution par département car il y a des écarts importants sur le nombre de stations en bioethanol entre département. Ainsi on dénombre que 3 stations en Moselle ou en Haute Marne quand on en compte 12 dans le Bas-Rhin et 15 dans la Marne.

 

Il aurait été intéressant à cette donnée d'associer une cartographie indiquant où se concentre les salariés dont les revenus sont inférieurs à 1500 euros. En croisant ces deux types de données on aurait pu ainsi répartir les 10 000 aides qui seront octroyées de façon, peut être de façon un plus équitable mais surtout territorialisé.

 

Car nous craignons que servir les 10 000 premiers dossiers éligibles simplement parce qu'ils sont arrivés en premier peut créer un sentiment d'inégalité qui serait alors contreproductif.

 

Pouvons nous envisager de décaler ce dispositif d'un mois ou deux pour avoir ces cartographies et inscrire cette aide dans une démarche territorialisée et plus juste ?"

Intervention de Paola Zanetti en commission Sport

Paola Zanetti s'est exprimée sur le Schéma régional de Développement du Sport du Grand Est.

"On souscrit et partage totalement les propos qui ont été tenus par Julien Vaillant et on voudrait aussi s'associer aux différents remerciements et félicitations qui ont été faits pour ce schéma qui nous est proposé et nous le soutiendrons et nous le voterons."

Intervention de Rachel Thomas en commission Tourisme

Rachel Thomas s'est exprimée sur la Création de l'Agence Régionale du Tourisme Grand Est, notamment pour faire part de ses inquiétudes concernant cette fusion qui se fera en 2 temps.

"Concernant ce rapport de fusion, rappelez ici que nous avons toujours été favorables à l'initiative proposée de cette fusion, et sans attendre la Loi, des trois structures de promotion et de marketing qui concourent à véritablement densifier le tourisme et la filière touristique dans le Grand Est.

Chaque structure dans les territoires aujourd'hui, CRT (Comités Régionaux du Tourisme) ou partie de l'Agence d'Attractivité de l'Alsace, exerce les mêmes métiers, que ce soit sur la question de la veille, du marketing et de la promotion, l'ensemble des experts au sein de ces équipes exercent les mêmes métiers.

Donc mutualiser trois outils qui en réalité font les mêmes choses, est une avancée et est pertinent.

Cela n'obère en rien l'identité des marques, cela n'obère en rien l'identité des territoires, c'est de la mutualisation et je trouve de la pertinence et espéronos à terme de l'efficacité.

Nous avons d'ailleurs votés l'étude, cela n'est pas rappelé là, qui a concouru à la fois à permettre d'analyser ce que pourrait être cette structure.

Mais ce qui m'interpelle, et je l'ai dit en commission au Président, c'est cette fusion en 2 temps.

1er temps les CRT Lorraine et Champagne-Ardenne, et puis le 2ème temps la partie tourisme de l'AAA pourra rejoindre ce regroupement associatif. Je le souhaite. Nous avons été quelque peu rassurés durant la commission technique, où Madame Fischer nous a dit que le conseil d'administration avait validé les choses, il reste à attendre l'Assemblée générale et nous verrons ce qui sera produit.

2ème point qui m'interpelle, et je m'étais exprimée sur ce sujet en commission, c'est l'arrivée des FROTSI (Fédération Régionale des Offices de Tourisme) dans ce nouveau regroupement associatif, où je pensais que cela était volontariste or il n'en est rien Monsieur le Président.

J'ai rencontré les FROTSI cette semaine et particulièrement un du Grand Est qui tombait de la chaise en découvrant le rapport. Les FROTSI n'ont pas délibéré, il n'y a pas eu de délibérations des conseils d'administration donc je trouve que c'est un peu cavalier mais vous nous traduirez véritablement les choses.

Moi j'ai une version de la part de l'association, je suppose que vous avez la vôtre. Et puis autre chose, un siège social à Colmar. Pour une agence régionale Grand Est, même s'il fallait préserver certains acquis des salariés sur le droit local, cela pouvait se positionner à Metz, c'était un petit peu plus central nous sommes bien d'acoord.

Et puis l'autoproclamation d'une présidence alsacienne. Il semblerait que Madame Fischer soit déjà auto-proclamée, cela a été dit en commission. C'est un peu gênant. Donc j'aimerai bien être un peu plus rassurée en la matière à cet instant.

Merci Monsieur le Président."

Intervention de Rachel Thomas Hors commission

Rachel Thomas a exprimé l'avis du groupe des Progressistes concernant le Projet de territoire - notre ambition commune pour l’avenir du territoire de                       Fessenheim.

"Nous nous sommes exprimés lors des commissions techniques hier mais je rappelle ici qu'on salue à la fois le projet de reconversion à cette étape, on salue l'action de la Région sur le territoire de Fessenheim qui doit être un moteur à l'ensemble du territoire Grand Est.

Grâce à cela la Région doit être véritablement un territoire de référence nationale et européen dans la transition énergétique.

Véritablement, ce projet doit concourir à devenir notre feuille de route régionale pour l'ensemble du périmètre et nous voterons bien évidemment ce rapport."

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