Intervention de Christophe Choserot en ouverture de Séance

Monsieur le Président, Cher Collègues,

 

Depuis des semaines, le pays, l’Europe, le monde font face à une terrible épidémie, la Covid 19. Nous sommes en train de vivre, mes chers collègues, des jours difficiles.

Nous avons tous ressenti la peur, l'angoisse pour nos parents, nos familles, nos amis, nos collègues, pour nous même face à ce virus redoutable, invisible, imprévisible. La fatigue et la lassitude pour certains, le deuil et le chagrin pour d’autres. 

Le confinement que l’on a connu, a été encore plus difficile à vivre lorsqu’on habite à plusieurs dans un appartement exigu, lorsqu’on ne dispose pas chez soi des moyens de communication nécessaires pour apprendre, se distraire, échanger. Encore plus difficile à vivre lorsque les tensions sont là, que les risques de violence dans la famille rythment le quotidien et, mes chers collègues, nous avons tous mesuré, dans cette période, la solitude et la tristesse de nos aînés. 

Et pourtant, grâce à nos efforts, chaque jour nous avons progressé. Le confinement a eu les effets escomptés : la tension dans les services hospitaliers a diminué ainsi que la progression du virus au sein de la population.

 

Sommes-nous sortis d’affaire ? La réponse est évidemment non. Il faut apprendre, mes chers collègues, à vivre avec le virus dès lors qu’aucun vaccin, qu‘aucun traitement n’existe à ce jour. Nos fonctionnaires et personnels de santé, médecins, infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, secouristes, nos militaires, nos pompiers, nos pharmaciens ont donné dans cette première ligne toute leur énergie pour sauver des vies et soigner. Mes chers collègues, ils ont tenu. Les hôpitaux français ont réussi à soigner tous ceux qui s'y présentaient. Ces journées, ces semaines ont été et resteront l'honneur de nos soignants, en ville comme à l'hôpital. 

Alors, étions-nous préparés à cette crise ? A l'évidence, pas assez. Mais nous avons fait face en France comme en Région Grand Est. Nous avons donc dû parer à l'urgence, prendre des décisions difficiles à partir d'informations partielles, souvent changeantes, nous adapter sans cesse, car ce virus était inconnu et il porte encore aujourd'hui beaucoup de mystères.

Alors maintenant, mes chers collègues, est-il raisonnable d’oser affirmer ou de laisser croire, voire de laisser espérer que le jour d’après sera différent et meilleur que le jour d’avant.

Rebâtir ! Le verbe est engageant et plein de promesses. Pour que les promesses deviennent des réalités, le pays devra faire preuve d’un autre état d’esprit que celui qu’il a donné à constater ces dernières décennies.

L’avenir de notre Nation se résume à une seule question qui vaille. La France est-elle capable de rebâtir ? L’Europe, le Monde en sont-ils capables ?

Pour réussir le défi du renouveau, mes chers collègues, que permet paradoxalement le virus, l’état d’esprit nécessaire devra réunir Concorde et dépassement. Rebâtir sera un travail collectif et nous y prendrons toute notre part. 

Nous devons nous attacher à regarder tout ce que la vie montre de bien et de bon. A côté des insatisfactions permanentes et des jugements à l’emporte pièces ne supportant aucune contradiction, ni discussion, il y a la démonstration chaque jour du potentiel d’engagement et d’humanité qui permet de penser que si on s’y prend bien, rien n’est perdu. Tout dépend de nous.

Monsieur le Président, après la crise sanitaire, viendra une crise économique et sociale.

Nous savons qu’une grande partie des effets économiques et sociaux sont à venir, avec un nombre important d’emplois qui seront détruits dans le Grand Est.

Vous nous proposez aujourd’hui un plan de reprise « Business Act Grand Est », plan de reprise, qui doit être avant tout un booster économique, social et écologique alimenté par un budget à la hauteur des enjeux et des mesures adaptées et accessibles ; et aucunement, Monsieur le Président, un plan classique, administratif, technocratique, théorique et illisible pour les acteurs économiques en région.

Ce plan de reprise, le groupe Les Progressistes s’y est engagé dès le début parce que dans ces moments de crises l’état d’esprit doit être, je l’ai dit, concorde et dépassement. Nous sommes tous concernés. La situation demande d’être concernés et actifs sur ces questions de reprise économique.

Le document Business Act nous est arrivé très tardivement, mardi dernier, l’analyse approfondie en était rendue difficile, mais ce n’est pas la question. La question qui se pose c’est l’esprit de ce document, la philosophie qu’on va y mettre, la volonté politique qui sera proposée dans l’instant à travers ce document.

Chaque jour perdu accroît les conséquences de la crise. Notre responsabilité est de proposer à nos concitoyens de la Région Grand Est des mesures pour agir vite et fort, pour l’économie de notre Région.

Alors, Monsieur le Président, mes chers collègues, la mobilisation, j’ai envie de dire que c’est maintenant ! L’action, c’est maintenant ! Les décisions, c’est maintenant ! Les actes, c’est maintenant !

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur le Compte Administratif 2019

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Le compte administratif que vous nous présentez fait état, pour l’année 2019, d’une bonne efficacité budgétaire avec un taux de réalisation des recettes et des dépenses à plus de 90% et une dette maitrisée avec une capacité de désendettement largement inférieure au plafond fixé par l’Etat.

L’année 2019 a été marquée par une nette progression des recettes de fonctionnement de la Région Grand Est, dépendante et résultant d’une dynamique économique retrouvée en France et en Grand Est, résultant de l’évolution de la CVAE, de la croissance soutenue du produit de la taxe sur les certifications d’immatriculation et, faut-il le rappeler, du dynamisme de la fraction régionale de TVA initié par le gouvernement Valls, présenté à l’occasion du Congrès des Régions de France en 2016, et qui avait pour autant provoqué quelques tollés.

Force est de constater que, bien que sensible aux aléas conjoncturels tels que la crise que nous traversons actuellement, ce mode de financement nous a été largement favorable avec une augmentation importante de nos ressources ces deux dernières années.

Logiquement, la progression des recettes de fonctionnement et l’application du Pacte de Cahors, a fait augmenter de facto l’épargne brute, nécessaire au financement des dépenses d’investissement de la Région, irriguant ainsi nos territoires.

Il ne s’agit cependant ici que de donnés comptables qui n’évaluent en rien les politiques publiques mises en place depuis le début de votre mandature ; politiques déstabilisées par la crise du Covid, dont nous savons qu’une grande partie des effets économiques et sociaux sont à venir.

L’impact du Covid sur l’économie régionale et l’emploi engendre de facto une baisse des recettes de notre collectivité pour 2020 et pour les années suivantes et limitera ainsi nos champs d’actions pour amortir cette crise et rebooster notre économie régionale.

Pour autant, Monsieur le Président, vous l’avez dit tout à l’heure et à nouveau nous allons pouvoir compter et mesurer sur toute l’action de l’Europe en Grand Est et sur le plan de relance européen, levier essentiel pour l’avenir de notre territoire.

Ce plan de relance européen va allouer des compléments financiers importants à nos maquettes FEDER/FSE pour la programmation 14/20 et des dispositions inédites pour financer les orientations posées par le Business Act, par les plans Santé et les différents plans que vous nous présenterez.

Monsieur le Président, nous reconnaissons une bonne gestion de vos politiques publiques, mais nous rappelons ici ce que nous avions dénoncé au BP 2019 : un manque de volontarisme en matière de développement économique en 2019, qui ne nous avait pas permis de voter favorablement le budget.

En conséquence, sur ce compte administratif, nous nous abstiendrons.

 

Je vous remercie.

Intervention de Christophe Choserot sur le Business Act Grand Est Post-Covid

Monsieur le Président,

 

Il est évident qu’à la crise sanitaire va succéder une crise économique et sociale. La crise du Covid19 diffère d’ailleurs des autres crises parce qu’elle est avant tout liée, on le sait, à des paramètres épidémiologiques entraînant de facto un incroyable « choc de l’offre » comparable à la crise de 1929.

Si l’on considère qu’un mois de crise correspond à 3 points de PIB et que la crise comprend le confinement mais également le déconfinement et le ralentissement des pays voisins, on estime facilement le coût de cette crise à entre 10 et 20 points de PIB, ce qui est considérable en termes d’emploi.

Il est donc impératif de traiter en urgence les premiers impacts de la crise, tant au plan humain, qu’économique. Il est néanmoins crucial de préparer parallèlement les conditions de la reprise.

Notre groupe a proposé une contribution au Business Act. Pour nous, ce plan de reprise doit être avant tout un booster économique, social et écologique.

Notre responsabilité est de proposer à nos concitoyens de la Région Grand Est des mesures pour agir vite et fort, pour l’économie de notre Région, pour les entreprises, commerçants, artisans, agriculteurs et aussi pour celles et ceux qui ont du mal à se nourrir, pour celles et ceux qui peinent à payer leurs loyers, pour celles et ceux qui craignent de perdre leur emploi et puis pour tous ces jeunes qui rentrent sur le marché du travail.

Depuis le début de la mandature, nous n’avons eu de cesse de rappeler que les territoires dans leurs formations étaient des leviers essentiels du développement économique régional. Plus que jamais, il faut pouvoir les remettre en première ligne et leur faire confiance.

Ce plan de reprise doit s’inscrire dans les politiques publiques portées depuis le début de ce mandat, nous ne devons pas balayer d’un revers de main sur l’autel du Covid tout ce qui a été construit. L’économie a besoin de temps, de cap et de stabilité.

Cependant il y a urgence à revoir dès maintenant l’application et la mise en œuvre de nos politiques économiques sur nos territoires. Notre groupe, militant dès le début du mandat pour une territorialisation, n’a eu de cesse de plaider pour une contractualisation avec les territoires. Ce plan de reprise est l’occasion enfin de leur faire confiance.

Notre vision de ce plan se veut territorial, vous l’aurez compris, et doit se décomposer, nous semble-t-il en trois temps : court, moyen et long terme.

Le court terme : c’est avant le grand tournant, c’est l’amortissement. Et avant le grand tournant, c’est sauver les entreprises du territoire donc l’emploi. Le problème numéro 1 aujourd’hui est la question des fonds propres. Je crois utile de créer au niveau de la Région un fonds souverain, appelons-le comme on veut, pour assurer des fonds propres aux entreprises.

Évidemment les fonds propres consolidés ne servent à rien si les entreprises ne sont pas performantes.

 

D’où le moyen terme : un des leviers de la performance économique est l’innovation ; l’export mais avant tout l’innovation. Les entreprises innovent encore trop peu. Nous proposons une organisation commando pour aller chercher les entreprises, ce que l’on appelle les primo innovantes, les amener vers l’innovation, détecter leurs besoins, les diagnostiquer. Le triptyque est simple : détection, diagnostic, plan d’actions.

Enfin notre vision à long terme se base sur la structuration et la planification par filière. Depuis le début du mandat, nous appelons à nous concentrer sur quelques filières. Vous nous avez entendu et nous saluons votre proposition d’articuler la stratégie régionale de filières à travers trois moteurs : la performance et la transformation industrielle, la transition écologique et énergétique et la transformation numérique.

Votre plan de relance, Monsieur le Président, est sur la table, il est connu. C’est le temps d’une action globale de relance et de reconquête. 3 défis, 3 engagements, 80 actions, 40 projets, 12 propositions. Très bien, mais rien ne sera possible et efficace si nous n’avons pas une vision territoriale, déconcentrée, partagée. Cette crise, paradoxalement est l’opportunité d’adapter sans délai notre région aux défis connus et nouveaux du 21ème siècle.

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur l’État des lieux Santé en Grand Est

Monsieur le Président,

 

Vous présentez dans ce rapport un état du bilan des actions menées depuis le début de votre mandature sur ce sujet de la santé devenu, à raison, un des sujets au cœur de la préoccupation de nos concitoyens du Grand Est.

 

La Région consacre annuellement 210 millions d’euros à cette politique transversale.

 

C’est peu au regard des enjeux posés depuis de nombreuses années et particulièrement ces derniers mois, mais nous n’avons pas fait mieux ni plus lorsque nous étions aux responsabilités.

 

La gestion de la pandémie de Covid19 a mis en lumière des failles de notre système de santé qui n’échappe pas au Grand Est, que ce soit en termes d’organisation, de réactivité et de moyens.

 

La santé doit s’appréhender comme un continuum entre médecine de ville, hôpital public, hôpital privé et accompagnement médico-social, qui nécessite :

 

  • un renforcement sans précédent de la coordination avec les acteurs

  • une meilleure continuité du suivi des patients

  • une priorité donnée à la politique de prévention et d’éducation à la santé

  • une approche territorialisée de l’offre de soins.

 

Vous l’avez précisé tout à l’heure Monsieur le Président, une réflexion systémique s’impose afin de repenser la santé dans toutes ses dimensions, avec tous ses secteurs.

 

Vous souhaitez contribuer à améliorer par des actions plus efficientes, plus ciblées, plus territorialisées, plus denses financièrement, le constat des fortes inégalités territoriales et financières en matière d’accès aux soins et du cruel manque de coordination des acteurs de santé dans les territoires, souvent malheureusement au détriment de la santé des patients.

 

Nous sommes favorables à ce que vous souhaitez mener et la territorialisation des futures rencontres proposées et des futures mesures qui vont impliquer les conseils départementaux et les EPCI cadrent une feuille de route au plus proche des besoins de nos concitoyens et du développement des territoires du Grand Est.

 

Bien évidemment, la finalité de ce chantier est pour nous une nécessaire contractualisation avec les territoires dont la santé est un axe transversal.

 

Je vous remercie.

Intervention de Christophe Choserot sur la Stratégie Régionale Enseignement Supérieur, Recherche et Innovation

Monsieur Le Président,

 

Me voilà avec 3 minutes pour intervenir sur le Schéma Régional Enseignement Supérieur, Recherche et Innovation, d’ailleurs vous n’appelez pas cela Schéma mais Stratégie. Les mots ont de l’importance.

Ce schéma ou cette stratégie nous rajeunit, je l’ai dit en Commission, j’ai ressorti le SRESRI que nous avions écrit et proposé à l’assemblée régionale de Lorraine en décembre 2013. On y retrouve les mêmes constats et par conséquence les mêmes mesures, ce qui montre que l’Enseignement supérieur, la recherche et l’innovation font souvent consensus dans les réponses. Ce qui inquiète, Monsieur le Président, c’est que les faiblesses identifiées ne sont toujours pas résolues, ce qui démontre d’ailleurs que les réponses dans ce domaine universitaire demandent du temps et de la patience.  

 

Monsieur le Président, on retrouve aussi les mêmes critiques du CESE. On me faisait critique en 2013 d’écrire un schéma au service du pacte Lorraine. Aujourd’hui en 2020, on vous fait critique de proposer un schéma au service du Business Act et de ses 3 moteurs.

 

Constance donc dans la critique, constance dans mes convictions. Monsieur le Président, vous avez raison d’inscrire ce schéma dans les pas du plan de reprise. Il faudra en faire de même avec le futur CPER et les futurs fonds européen.

 

Sur le fond maintenant, vous restez toujours timide avec les formations universitaires Licence Master. C’est une vieille histoire entre nous. On a bien compris, votre truc, ce sont les écoles. On a un point d’opposition sur ce sujet depuis le début de ce mandat. Je continue toujours de penser que vous avez tort. Et donc je vous propose une nouvelle fois, ce sera peut-être la dernière, de lancer un grand appel à projet formation innovante autour des DUT, des Licences Professionnelles, des Licences, des Masters mais autour des 3 moteurs de la transition.

 

Autre point, nous aurions aimé une mesure forte d’accompagnement des étudiants en précarité, c’est un vrai sujet, vous l’abordez quelque peu avec le logement, le bien être étudiant. Il faut aller plus loin. Nous proposons un fonds spécial de lutte contre la précarité étudiante, fonds qui peut d’ailleurs s’inscrire en partenariat avec l’Etat et le département dans le cadre du Plan pauvreté.

 

Sur le volet recherche, nous sommes en phase : soutien des projets de recherche qui alimenteront les 3 moteurs de la transition, c’est ce que l’on appelle de la spécialisation intelligente, je m’en réjouis. Il est faux d’ailleurs de dire que cette stratégie entraine l’asséchement des sciences humaines et sociale et d’ailleurs, c’est faire injure de dire cela car elles ont toutes leur place et utilité dans les 3 thématiques transitions : économie, gestion, aspect sociétal d’une transition, psychologie des comportements face aux numériques. 

 

Sur la création des instituts multi-sites, nous nous interrogeons. Nous aurions besoin de comprendre quelle est l’organisation, voire l’interface, la collaboration de ces instituts avec les sociétés d’accélération de transfert et de technologies, avec les pôles de compétitivité, les centres de transfert, Grand E-Nov…

 

Voilà, Monsieur le Président, j’aurais encore mille choses à vous dire. En tout cas, la méthode d’élaboration a été bonne : rapport Le Déaut, concertation, entretien, contribution.

Cette stratégie va dans le bon sens et je crois, mes chers collègues, s’il y a bien un sujet qui doit faire consensus dans cette assemblée, c’est bien les sujets universitaires et je me permets de revenir sur ce que j’ai entendu avant : je crois que la démonstration de l’utilité de la Région Grand Est est bien dans le partenariat universitaire. Que serait l’université de Nancy seule ? Que serait l’université de Metz seule ? Ce sont bien des partenariats, les partenariats que l’on construit maintenant avec Reims, avec Troyes, avec Strasbourg, avec Mulhouse, c’est une vraie force cette Région Grand Est. Une vraie force académique.

 

Nous avons enfin une stratégie ESRI, elle arrive peut-être un peu tard, elle est là. Reste à voir maintenant l’application des politiques publiques.

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur la Stratégie Régionale Biodiversité

Monsieur le président,

 

Le Schéma Régional Biodiversité que vous nous proposez au vote aujourd’hui pose des enjeux clefs pour la préservation de la biodiversité en Grand Est. Il est un schéma opérationnel du SRADDET, le schéma des schémas, que notre groupe a voté. J’aime aussi à le rappeler ici.

 

Il ne part pas d’une feuille blanche mais il est en partie la synthèse des stratégies posées en la matière dans nos anciennes régions du Grand Est et se complète aujourd’hui d’une contribution d’experts et de spécialistes.

 

Au-delà de notre satisfaction et des points clés qui sont évoqués, je voudrais poser quelques éléments, notamment 2 prudences et 2 autres que j’appelle mes points de chauffe.

 

  • Mes 2 prudences sur la façon de conduire ce schéma dans les territoires :

 

- L’impérieuse nécessité de ne pas opposer préservation de la biodiversité et activité humaine et économique, autrement dit ne pas mettre sous cloche notre territoire du Grand Est avec des réglementations drastiques qui anéantiraient toutes démarches efficaces et progressives.

 

- L’impérieuse nécessité de trouver les leviers de dialogue, de pédagogie, de concertation et de co-construction de politiques incitatives avec les acteurs représentatifs du territoire sans les opposer, sans les stigmatiser mais bien dans une volonté de les faire progresser sur ces enjeux importants, et c’est l’agricultrice qui vous parle.

 

  • 2 points de chauffe pour autant dans ce rapport :

 

- Vous posez un principe dans ce rapport qui est nouveau : la conditionnalité environnementale dans les futures subventions régionales. C’est nouveau, ça me choque. En tout cas ça peut perturber la relation de confiance et poser des points de blocage avec les acteurs institutionnels agricoles, sylvicoles avec la Région Grand Est. Je m’étonne que pendant les consultations et la lecture de ces rapports, les organisations professionnelles agricoles et sylvicoles n’aient pas réagi. C’est étonnant. J’ai beaucoup milité contre cela lorsque j’étais vice-présidente.

 

- Votre volonté également de financer une partie des mesures déclinées par les maquettes des fonds européens et particulièrement par le FEADER. L‘absence de lisibilité sur son futur contenu et les craintes évoquées par P. Gaillot que je partage, n’invite pas à ajouter de prétendants à ce fonds agricole.

 

Monsieur le président, nous voterons ce rapport.

Christophe Choserot - Explication de vote sur le lancement des appels d’offres des 2 premiers lots d’expérimentation dans le cadre de l’ouverture à la concurrence ferroviaire 

Monsieur le Président,

Explication de vote pour le groupe Les Progressistes : nous votons favorablement ce dossier pour 5 raisons :

  • Nous étions déjà pour, dès le début, sur le lancement de l’ouverture à la concurrence.

  • Deuxième raison, cela a été dit, il n’y a plus de trains sur ces lignes.

  • Troisième raison, l’exercice de régie publique, je l’ai moi-même exercé et étudié. Je crois que l’exercice est connu et les résultats sont connus par rapport à une délégation de services publics.

  • Quatrième raison pour laquelle on va voter pour, c’est la maitrise technique à travers la Commission consultative des services publics locaux. On fixe un cahier des charges par la Commission de concession où on va pouvoir regarder l’avancée de tous ceux et celles qui vont répondre.

  • Et cinq, c’est l’opportunité de l’interconnexion, de la multimodalité.

 

Je vous remercie.

Motions d'urgence - Soutien de la Région Grand Est au site Alstom de Reichshoffen et au site Daimler à Sarreguemines-Hambach

Merci Monsieur le Président,

 

Je voudrais répondre à Pernelle Richardot. J’entends bien, on peut sortir les écharpes, on peut y aller, on sait faire, on l’a souvent fait mais je crois qu’aujourd’hui, l’efficacité sur ce dossier d’Alstom c’est un travail, vous l’avez dit Monsieur le Président, auprès de Bercy, du ministre Le Maire et auprès de Thierry Breton à la Commission européenne. C’est là où se trouve la clé.

Mais ce que j’ai envie de vous dire dans l’instant, c’est qu’on parle de deux groupes puissants. On parle d’Alstom, on va parler tout à l’heure de Daimler, mais j’ai envie de dire à Pernelle, on n’est pas prêt de remballer les écharpes.

Parce que les petites entreprises, les PME, les TPE, ce que j’appelle les « sans-voix » qui vont fermer, je peux vous dire que les écharpes ne vont pas sentir le renfermé dans les jours à venir.

Et c’est là que le Business Act prend tout son sens, au-delà de toutes les propositions, etc.

Ce que l’on a dit ce matin, sur le court terme, c’est l’amortissement du Business Act qui doit prendre pleinement son sens. Il faut qu’on travaille et c’est en cela que ce Business Act doit être un amortisseur à ce qui va arriver.

Quand je dis court terme, ce n’est pas au mois de septembre, c’est maintenant.

Donc j’entends l’écharpe, il y a un vrai sujet sur les gros groupes, il y en aura d’autres mais, Monsieur le Président, c’est les petites entreprises, les PME, les TPE, les ETI, c’est 80% de tissu industriel en Région Grand Est.

Donc on peut sortir l’écharpe, mes chers collègues, mais je peux vous dire que l’écharpe elle va prendre l’air pendant une paire de mois.

Monsieur le Président,

Juste un complément, j’adhère à ce que vous avez dit Monsieur le Président et je voulais également rappeler à Daimler tout l’investissement des collectivités locales en son temps territoriale sur ce site.

Investissement et on peut rajouter tous les plans de formation qu’on a pu mettre en œuvre, en son temps, en Région Lorraine.

Je pense que sur votre panier quand vous irez les rencontrer, il faudra aussi appuyer là-dessus.

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