Interventions de Christophe Choserot 

25 janvier 2016

Rapport Mesure en faveurs de la croissance économique et de l’emploi - Région ACAL

 

 

"Monsieur le Président, mes chers collègues,

Ce rapport est d’une importance particulière, parce qu’il est en faveur de l’emploi et que l’emploi reste l’une des principales préoccupations dans ce pays et dans cette région.

Monsieur le Président, je partage votre analyse du contexte, je vous cite :

« Traiter la question de l’emploi passera par la question de la croissance économique » oui vous avez raison, il y a un lien direct entre le taux de croissance et le taux d’emploi.

Et ça tombe bien, pour moi les leviers de croissances sont dans les territoires, sur notre région, dans nos PME donc c’est à nous de les actionner.

Donc oui, ce rapport est important et d’autant plus important que la loi NOTRE donne aux Régions de nouvelles compétences sur ce sujet et place surtout les Régions comme « chef de file », c’est donc à nous d’entrainer, de créer le mouvement.

Et donc pardon, à la lecture de ce rapport, je ne vois pas de mouvement.

Je m’explique, 3 axes dans votre rapport : l’ingénierie financière avec des prises de participation en capital au sein des entreprises, l’usine du futur et l’économie sociale et solidaire, très bien.

Bien sûr, ces 3 points sont importants mais nous avons qu’un bout de la réponse, ce rapport est par conséquent terriblement incomplet.

Sur l’ingénierie financière, je crois nécessaire de rappeler les autres outils financiers capables d’accompagner les PME :

  • Les fonds européens FEDER ligne « Renforcer la compétitivité des PME » c’est bien ce que l’on cherche dans ce rapport, la CA a inscrit 40,6M€, la Lorraine 80M€ et l’Alsace 17,7M€ ….cela nous donne 138,3 M€, ce n’est pas rien.

  • Il y avait et il y a toujours un outil en Lorraine, qui s’appelle le Pacte Lorraine qui est là et uniquement là pour renforcer la compétitivité des entreprises….Pas un mot

  • Pas un mot non plus sur la BPI, ce n’est pas rien la BPI, vous pointez l’insuffisance des banques, le rôle de la BPI est là justement aux côtés des régions pour palier cette insuffisance, pas un mot dans ce rapport.

Sur l’usine du futur justement. Le CEA est au niveau national, Européen, voir mondial, le leader sur ces questions d’usine du futur et notamment à travers les plateformes de transfert de technologie, CEAtech.

CEAtech Metz…,une plateforme usine du future est implantée sur le site de Trémery PSA, et ouverte à tous les utilisateurs industriels et académiques. Un outil formidable, envié par beaucoup mais absent de votre rapport…On ne peut pas parler d’usine du futur sans parler du CEA tech surtout quand ils sont sur notre territoire et développent cette filière et ces technologies sur notre territoire.

 

Dernier point et je m’arrêterai là, on sait que les 2 leviers de croissance et de compétitivité des entreprises sont l’innovation et l’export.

  • L’export, nous sommes la 2ème Région exportatrice en France derrière l’Ile de France, nous sommes la première région transfrontalière et pas un mot sur l’Export, sur l’internationalisation de nos entreprises, sur un Plan Régional d’internalisation, de promotion, d’accompagnement des PME à l’Export…

  • sur l’innovation : pas un mot sur nos politiques de filières, pas un mot sur les 3 stratégies régionales d’innovation des 3 anciennes régions, pas un mot sur les relations nécessaires à créer avec les territoires, avec les 2 métropoles Strasbourg et Nancy... pas un mot sur la recherche, pas un mot sur notre tissu universitaire, sur les ponts à créer entre recherche et entreprise, pas un mot sur le transfert de technologie, pas un mot sur nos pôles de compétitivité.

Nous sommes la 3ème Région productrice de Brevet, l’innovation est au cœur de la reconquête économique de cette nouvelle région et on fait l’impasse.

Pour finir, je crois qu’il était important au regard de nos nouvelles compétences dans le champ du développement économique de donner un signe rapidement aux acteurs économiques.

Ce rapport c’était l’occasion, et vous avez bien fait de le faire, Monsieur le président.

Sauf que le premier signe lancé, c’est comme le premier regard, c’est le plus important.

Et je crois que malheureusement, beaucoup d’acteur économique vont rester sur leur faim, il faut très rapidement rattraper le coup.

 

Vous avez voulu donner rapidement un signe au monde économique, c’est bien…mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.

Et comme personne ne l’a fait, je veux ici féliciter l’université de Lorraine qui vient de décrocher le label ISITE (dans le cadre des investissements d’avenir).

 

L’emploi, le développement économique, l’organisation territoriale de nos actions dans le champ économique seront à n’en pas douter des sujets majeurs de cette mandature.

Elle demande le rassemblement de toutes les forcespolitique, économique, académique, syndicale et citoyenne.

Vous pouvez compter sur nous Monsieur le Président. Mes remarques ne sont pas des critiques, mais une contribution avec un seul objectif et un seul …l’emploi.

Merci de votre attention"

 

 

 

 

 

1er avril 2016

Orientations Budgétaires 2016 - Région ACAL

 

​​

"Monsieur le Président, mes chers collègues,

Nous voilà devant notre premier Débat d’Orientations Budgétaires ;

Le premier DOB est le plus important de la mandature, il donne la direction du mandat, il fixe le cap, il dessine les priorités. Le 1er DOB est en quelque sorte la traduction du programme électoral de l'équipe sortie des urnes, choisie par nos concitoyens.

 

J’ai lu avec beaucoup d’attention vos grandes priorités régionales 2016.

 

Vous venez d’être élu Président de cette nouvelle Région ACAL, on attendait si j’ose dire aujourd’hui à travers ce DOB votre grand discours de politique générale. Où vous voulez amener cette région, comment vous allez la construire ?

 

On n’a pas eu aujourd’hui un grand discours, ce document est un acte administratif, remercions les services d'y avoir contribué, j’aurais préféré lire la contribution politique de votre majorité.

Sur la compétitivité régionale vos grands axes

  • Accompagner les entreprises…Très bien

  • Conforter les infrastructures de recherche et d’innovation…Heureusement

  • Renforcer les infrastructures d’enseignement supérieur…tant mieux

 

Accompagner, conforter, renforcer. Vous enfoncez des  portes déjà ouvertes. La banalité du propos n’a jamais fait l’orientation.

Vous réussissez quand même l’exploit de ne jamais citer les universités de notre région... de Lorraine, de CA ou d’alsace, les pôles de compétitivité ont disparu, et les 2 SATT qui permettent de valoriser notre potentiel académique en développement économique n’existent plus.

Moi ce que j’attendais, ce que nous attendions, c’est de connaître la stratégie économique de cette nouvelle région. Comment vous imaginez l’équilibre entre recherche fondamentale et appliquée. Comment vous dégagez des grands programmes régionaux de recherche pour accompagner notre stratégie d’innovation et nos filières d’avenir. Votre vision de la vie étudiante, l'accompagnement de l'enseignement, de l'apprentissage, de la formation.Comment vous comptez stimuler l'innovation sur notre territoire, l'accompagnement à l’innovation des TPE mais également les grands programmes collaboratifs.

Page 8 de votre document, je suis en parfait désaccord avec vous quand vous écrivez… en matière de filières stratégiques:

  • L’Alsace, c’est l’usine du futur ;

  • La CA l’aéronautique, la silver économie, les métiers d’art ;

  • La Lorraine les matériaux.

Vous segmentez, vous mettez dans des cases, vous cloisonnez, vous rétrécissez, il faut faire tout l’inverse.

Il faut ouvrir, créer du lien, des synergies, il faut additionner et non pas soustraire.

L’opportunité, la force de cette nouvelle région, c’est l’addition de ses potentiels.

Les matériaux ne s’arrêtent pas, ils sont en Alsace ou encore en Champagne-Ardenne, d’ailleurs le pôle materalia, pôle fibre energivie (à cheval).

Même chose sur l'usine du futur, la silver économie, les métiers d'art. On peut faire la même démonstration.

Sur l'accompagnement des entreprises, votre action réside uniquement sur la question des fonds propres, c’est important, mais le reste :

  • sur le volet création reprise transmission d'entreprises, d’apporter aux porteurs de projet une meilleure lisibilité de la chaîne d’appui... Rien.

  • Relations avec les consulaires… Rien.

  • Recensement des projets innovants des TPE, PME et ETI…Rien.

 

Malheureusement, je sais d'avance ce que vous allez me répondre, que je me trompe de sujet et de débat, que tous ces points seront dans le SRDEII (Schéma Régional du développement économique, de l’innovation et de l’internalisation).

Et bien moi je vous réponds, on va gagner du temps, la partie économique de ce DOB, devait être la pose de la première pierre du futur SRDEII et non pas une addition de phrases et de propos.

 Sur l’apprentissage, l’objectif  de votre programme électoral +10 000  apprentis durant le mandat, pourquoi n’est-il pas mentionné ?

Affirmer la jeunesse comme priorité régionale, c’est très bien, mais des questions se posent :

  • Quid des cartes lycéeo (CA) ou Multipass (Lorraine)? Avez-vous l’intention de continuer à les soutenir ? Pour qui ? Tous les élèves comme aujourd’hui en CA et en Lorraine ou une partie comme en Alsace ?

  • Le Passcontraception sera-t-il étendu au territoire alsacien ?

  • Je ne trouve nulle part mention des écoles de la deuxième chance pour lutter contre le décrochage scolaire.

Je pourrais développer encore d’autres axes, j’ai de nombreuses questions, les habitants de ces nouveaux territoires ont de nombreuses questions.

La lecture de ce DOB me laisse dans un état de déception avancée. Cette nouvelle région présente tellement d'opportunités. Elle permet d'imaginer de nouvelles politiques, elle permet une grande innovation territoriale.

Ce DOB, je suis au regret de vous le dire, est sans saveur, sans vision stratégique. Certaines propositions de votre programme électoral ne sont même pas intégrées. Aujourd’hui nous avons un capitaine, c’est vrai, mais qui ne propose aucun cap dans une mer économique et sociale particulièrement agitée

Un DOB est un acte politique majeur ET le 1er DOB est majeur et essentiel, vous nous l’avez transformé en un acte technocratique.

Je vous redis ce que je vous ai dit le 25 janvier « les premiers signes lancés, c'est comme le premier regard, ce sont les plus importants. »

Avec ce DOB …je le regrette il n’y a ni signe, ni regard…

Je vous remercie"

21 octobre 2016

Plaidoyer pour une opposition saine et constructive

 

"Dans cette délibération, vous faites le choix d’appliquer le taux maximum soit 0,73€/hl pour les supercarburants et 1,35€/hl pour le Gazole.

Monsieur le Président, je suis conseiller régional depuis 2010 et par conséquent j’ai déjà vu passer ce genre de délibération.

Comme aujourd’hui, nous avons en Lorraine fait voter le même type de rapport.

Mais je me souviens, les murs de cette salle de délibération se souviennent aussi des grandes envolées lyrique du groupe d’opposition de l’époque emmené par Madame Morano.

Qu’est-ce que l’on n’a pas entendu :

De Mme Kuntz, Mme Gazin, Mr Gremilet, Mr Cherpion, Mr Jacques, Mr Bolh dans l’opposition de droite à l’époque.

Les « …Vous prenez l’argent dans la poche des Lorrains... », « …Vous prenez les Lorrains pour des vaches à lait …».

On me souffle que l’on entendait même depuis les Ardennes Monsieur Warsmann dire la même chose, peut-être avec plus de virulence encore.

Et aujourd’hui par miracle, je n’entends plus rien. Comme quoi !

Je veux ici, non sans malice, souligner les incohérences troublantes que vous montrez dans l’instant mes chers collègues de droite.

Comme quoi le fait de passer de l’opposition à la majorité, vous fait changer votre logiciel de penser…de penser les politiques publiques.

Ce genre d’attitude, pardon, ne grandit pas l’image des responsables politiques que nous sommes et soyez en sûrs je le regrette.

Mais nous, nous ne changeons pas. Certainement parce que nous avons des convictions politiques.

Nous voterons donc en responsabilité cette délibération, Monsieur le Président.

Nous aurions pu faire comme vous, de la petite politique, faire du bruit, de l’agitation, avec un peu de chance même être repris dans la presse.

Mais nous NON, vous vouliez avoir la définition d’une opposition responsable et constructive, Monsieur le Président, vous l’avez.

Je vous remercie."

 

 

 

18. novembre 2016

Economie numérique: une proposition reprise par la droite

 

​​​​​

Christophe Choserot est intervenu sur un Appel à Manifestation d'Intérêt relatif à l'Economie Numérique en réitérant les propositions faites en commission thématiques et réussissant à faire modifier le texte proposé par la Droite régionale.

 

"Monsieur le Président,

 

Je souhaite intervenir sur cet appel à manifestation d’intérêt, économie Numérique.

 

Vous avez raison de le faire, c’est une bonne chose et nous saluons cette initiative.

 

 Je l’ai déjà dit ici en séance, le numérique est une chance pour la Région. La transformation numérique est la chance que la Région Grand Est doit saisir.

 

Sur cet appel à manifestation quelques remarques sur la forme et sur le fond, Monsieur le Président.

 

Sur la forme déjà. Comme tous les membres de mon groupe, je suis assidu en commission et force de proposition. J’ai peur, pardon, que cela ne serve à rien. Je m’explique.

 

Nous avons fait remarquer en commission des erreurs d’écriture dans la délibération.

 

Dans les critères d’éligibilité du dispositif proposé, le but recherché est de faire collaborer une ETI/PME/TPE avec un laboratoire de recherche, très bien. Sauf que, la délibération présente des erreurs d’écriture, elle est compliquée et pleine de contraintes, le résultat est que l’on peut faire collaborer un laboratoire avec un laboratoire (!!!) et exclure une entreprise, un comble. Ce n’est pas franchement le but recherché, en tout cas dans cette délibération.

 

Donc nous l’avons signalé, voir le Compte Rendu de la commission.

 

En commission, c’est vrai, vous nous avez écoutés poliment, vous nos avez même dit que nous avions raison et en séance vous nous faites voter la même délibération, sans aucune modification ou correction.

 

Monsieur le Président, à quoi servent nos commissions ? Dans le cas présent, à rien… et je le regrette, ce n’est pas sérieux et montre finalement la haute estime que porte cette majorité à son opposition. On va donc dans l’instant, mes chers collègues, voter une délibération mal écrite et fausse.

 

Sur le fond maintenant, là aussi nous n’avons pas été entendus. Alors je recommence en séance. Peut-être que vous, Monsieur le Président, vous allez m’entendre.

 

L’objectif de cet AMI est quand même le numérique, on est bien d’accord.

 

Les projets, dans la délibération que vous nous proposez, doivent être obligatoirement une collaboration d’un partenaire du numérique avec un partenaire d’une autre filière. Très bien, mais ce n’est pas suffisant et très réducteur.

 

Il faut également permettre de renforcer nos PME ou Startup du numérique, cœur de métier, en permettant des collaborations entre ces PME ou ces Startup avec des laboratoires du numériques. Ce qui n’est pas possible dans votre délibération. C’est quand même assez incroyable dans un AMI Numérique.

 

 Pourquoi s’imposer tant de contraintes, on a peur d’avoir trop de projets ?

 

Monsieur le Président, je vous demande tout simplement de rajouter dans cet AMI, la possibilité de collaborations entre des PME du numérique et des laboratoires du numériques pour les rendre encore plus innovantes, avec des solutions encore plus compétitives. Empêcher des collaborations entre elles est une erreur…fondamentale.

 

J’ai fait cette proposition en commission, qui n’a pas enthousiasmé, je ne vous le cache pas, votre Vice-Présidente à l’innovation. Après avoir relevé une erreur dans sa délibération, je me permets cette proposition. Je n’ai peur de rien, c’est vrai !!!

 

Ma proposition est là non pas pour critiquer pour critiquer mais pour enrichir cette délibération. Je n’ai pas réussi à me faire entendre en commission, je recommence en séance, parce que c’est important.

 

J’ose espérer, Monsieur le Président, que vous êtes à l’écoute, vous, de votre opposition.

 

Alors permettez-cela. Acceptez ma proposition.

 

Je vous remercie."

Interventions de Diana André 

21. octobre 2016

La Décision Modificative du budget 2016 signe le désengagement de la Droite !

Le 21 octobre 2016, Rachel Thomas a dénoncé la Décision Modificative concernant le budget 2016 qui signe le désengagement de la Droite de P. Richert dans les domaines économiques, touristiques, mais aussi culturels et sportifs ! Rachel Thomas et Diana André se sont exprimées sur le sujet.

"Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

 

Le développement économique, effectivement, une compétence à part entière des Régions et au court de cette décision modificative beaucoup d’inquiétudes et beaucoup de questionnements.

 

Je voudrais revenir sur l’annulation de 37 M€ dans le champ économique, dont 11,5 M€ dans le domaine touristique et évoquer en même temps le pacte de ruralité.

 

On aurait pu croire que les territoires ruraux seraient l'objet d'une attention particulière.

Or, on constate, avec un exemple très parlant, que ce n'est pas forcément le cas.

 

Je veux évoquer le site de Madine, pour lequel il a été décidé une pause dans les investissements, pour définir, dit-on, un véritable projet.

 

Des équipements sont à rénover, des structures sont à construire et la Région Lorraine ne s'y était pas trompée, en voulant un développement pour une offre de qualité.

 

Sous son impulsion, le site a repris pied, a repris vie. Et c'est tout le territoire proche qui est en bénéficie, avec au-delà des emplois directs, des dizaines d'emplois induits qui font vivre le territoire.

 

Le brutal arrêt de tout investissement augure mal de la volonté réelle de soutenir les territoires ruraux.

C'est toute une économie qui est impactée : hébergement, restauration et services divers...

 

Le projet, réfléchi, porté et partagé entre partenaires et population, existe bel et bien et ne vous convient pas... C’est dommage.... Le site se retrouve en stand-by faute d'une politique volontariste en direction d'un territoire rural. Faute d’une véritable ambition.

 

Casser une dynamique de projet, c'est aussi casser une dynamique de territoire.

Rien que cet exemple montre qu'il y a loin, entre la volonté affichée et les actes.

 

Les assises de la ruralité qui se sont déroulées cette semaine en Meuse ont donné le coup d'envoi d'une vaste concertation... C'est donner l'impression au citoyen qu'il est décideur...

 

Si les millions d'euros en direction des petites communes ont pu faire illusion et satisfaire ces collectivités, et on peut le comprendre, ils sont l'arbre qui cache la forêt. Encore une politique d'affichage qui ne peut occulter les décisions déjà prises. Une philosophie d'intervention qui ne nous convient pas.

 

C'est pourquoi, nous ne voterons pas cette Décision modificative."

15. décembre 2016

Tourisme : une baisse du budget 2017

Diana André est intervenue sur le Budget 2017 en matière de tourisme lors de la séance plénière du 15 décembre 2016.

"Monsieur le Président, Mes cher(e)s Collègues,

Beaucoup de sujets d’interrogation en ce qui concerne ce budget tourisme. On pourrait se féliciter de découvrir un budget maintenu à hauteur de plus de 25 millions euros. On reste cependant sur sa faim. Quand on constate le montant total en autorisation de programme et d’engagement qui affiche une baisse de 6%. On se demande ce que recouvre cette baisse bien réelle.

En effet, la ligne budgétaire « Tourisme » est impactée du transfert de sites tout aussi emblématiques que le site de Madine, Chambley ou encore le Centre mondial de la Paix à Verdun.

Que certaines de ces structures soient intégrées dans le budget tourisme n’est pas pour autant inopportun. On peut s’interroger comment elles pourront continuer à être accompagnées puisque, à cette ligne budgétaire « tourisme », ne sont pas intégrées les lignes afférentes de chacune d’elles.

 

Sur la ligne Tourisme, en effet, de votre budget, on constate une baisse de 8,9% en investissement et une baisse de 4,5% en fonctionnement par rapport au budget 2016. On s'étonne alors de la capacité à absorber trois nouvelles grosses structures qui exigent plus que jamais un investissement important et qui obligent à un crédit en fonctionnement suffisant pour développer et mettre en œuvre des actions et à tout le moins pour les pérenniser.

 

Vous avez fait le choix d'intégrer les budgets nécessaires de ces structures au budget tourisme, soit. Mais il aurait fallu augmenter d'autant le budget tourisme.

 

En ce qui concerne le site de Madine, vous justifiez votre désengagement en investissement en 2017 par un problème de gestion et de gouvernance du syndicat mixte. Vous relancez des études, l'une pour redéfinir un projet de développement. Des études de cette nature pour ce site, il en existe que l'on aurait sûrement pu relire et adapter. Ce faisant une dynamique se retrouve mise en veille. La Région Lorraine et le département de la Meuse ont engagé près de 14 millions d'euros pour que ce site devienne une base de loisirs familiale et gratuite, à la portée de tous. Des infrastructures ont été construites, des activités ont trouvé leur vitesse de croisière. Certes, beaucoup reste à faire et ce n'est pas l'étude à venir qui apportera des éléments nouveaux, sauf à ce que le cahier des charges soit clairement orienté pour une feuille de route qui conviendrait mieux aux projets privilégiés par la région.

 

Monsieur le Président, il est nécessaire de poursuivre un investissement important à Madine, vous le déclarez dans la presse, nous pourrions être d'accord, mais votre budget ne traduit pas vos déclarations. Votre budget 2017 en investissement pour Madine est de 350 000 €, c'est ridicule. Il devient alors clair que ce site malgré l'exposition médiatique affichée n'est pas vraiment une priorité. Quid des investisseurs qui auraient l'intention de s'installer sur le territoire ? Quelle autre réponse à leur apporter que cet attentisme ? Quant à la gouvernance sur laquelle encore une étude, on s'interroge également sur l'évolution que vous désirez y apporter. Un désengagement sur l'investissement, on a compris, un désengagement sur le fonctionnement cela semble être votre volontarisme, il n'est pas neutre, nous exigeons une pleine et entière mobilisation de la région sur ce site emblématique au cœur de la région Grand Est.

 

En ce qui concerne Chambley, l'interrogation est toute autre quant à la décision de rattacher le site à la compétence tourisme. La région Lorraine en a fait un site de développement économique majeur, avec un pôle aéronautique mais pas que, puisque d'autres acteurs économiques ont choisi de s'y installer. La minorité régionale d'alors n'a eu de cesse de critiquer les décisions prises... Les majorités changent... Et les discours aussi... Mais l'investissement de la collectivité est bloqué pour 2017. Comment, là encore, des investisseurs privés, des entreprises, peuvent-ils décider de s'installer sur le site sans vision à court et moyen terme ? Quelle est votre stratégie pour Chambley ? Elle est pour l'heure inaudible.

 

Alors, à y regarder de près, on comprend mieux comment vous affichez un budget tourisme avec des moins... Puisque les structures que vous y insérez ne sont pas prises en considération, on comprend mieux... Mais on se demande malgré tout dans quel domaine vous allez effectuer des coupes sombres...

 

Sur quels dispositifs, l'exécutif régional entend-il faire des économies ?

 

Pour en venir aux dispositifs que vous souhaitez supprimer, en a-t-il été fait une évaluation qui aurait pu affirmer ou infirmer la pertinence de leur continuité ? Aucun élément de réflexion n'a été soumis à cette assemblée.

 

Vous abrogez ainsi près de 20 dispositifs auxquels vous substituez 12 nouveaux dispositifs, sûrement de meilleurs, mieux adaptés...

 

J'en relèverai un, celui qui concerne l'hôtellerie. Vous souhaitez n'accompagner que ce que vous appelez le « haut de gamme », en appliquant des minimas très élevés. Pour une offre touristique que vous qualifiez d'excellence. Cela pénalise nombre de petits exploitants. De plus, le dispositif ne se déclinera que sur appel à projet, de quoi susciter quelque découragement. Que faites-vous de l'hôtellerie familiale ? Que faites-vous de ces petits établissements en zone rurale qui font partie de ce maillage d'accueil pour les touristes ?

 

Enfin, comment se déclinera sur le territoire de Grand Est la nécessaire articulation avec les collectivités qui partagent cette compétence tourisme, je pense en particulier aux départements. Il est indispensable que les spécificités de territoires soient prises en compte et soient en adéquation avec des politiques de destination.

 

La compétence « tourisme » est un enjeu majeur qui a un rôle clé au carrefour de nombreuses autres compétences indispensables à la vie de toute la région. Liaisons en terme de transport de toute nature, fer, route, circulation douce, ou en terme de développement numérique, donc aménagement du territoire, accès à la culture par la découverte du patrimoine historique ou patrimoine vivant, ou le sport par des manifestations à portée de tous, le tourisme est véritablement un vecteur de développement économique et de lien social. Et justement, en terme de lien social, qu'en est-il de l'aide au premier départ pour les familles modestes ? Qu'en est-il des offres tarifaires spécifiques pour mettre à disposition de tous nos destinations touristiques ?

 

C'est pourquoi, à la lecture de ce budget, nous restons sur notre faim. Trop d'interrogations, trop d'incertitudes, trop de décisions qui ne nous satisfont pas. Nous voterons contre ce budget.

 

Monsieur le Président, Mes cher(e)s Collègues, je vous remercie."

Interventions de Rachel Thomas

21. octobre 2016

La Décision Modificative du budget 2016 signe le désengagement de la Droite !

Le 21 octobre 2016, Rachel Thomas a dénoncé la Décision Modificative concernant le budget 2016 qui signe le désengagement de la Droite de P. Richert dans les domaines économiques, touristiques, mais aussi culturels et sportifs ! Rachel Thomas et Diana André se sont exprimées sur le sujet.

"Monsieur le Président, Mes chers collègues,

 

La décision modificative de ce jour porte en effet sur 1% du budget primitif 2016 : modeste en volume, Monsieur le Vice-président, l’a rappelé.  Vous la présentez, Monsieur le Président, essentiellement sur des caractères d’ "ajustements techniques et de justesse", je reprends vos propos.

 

Pour autant, la décision modificative est beaucoup plus marquante et signe les désengagements opérés dès 2016 par votre majorité sur des champs de politiques majeurs qui présagent la définition de vos orientations politiques pour les années à venir et traduisent les désaccords exprimés en commissions par les élus de notre groupe.

 

Je m’appuie sur quelques exemples, vous annulez 7M€ en AP, 23,5M€ en AE pour le développement culturel et 3M€ en AE pour le sport.

 

 

Pour le justifier dans votre avant-propos d’ouverture de séance, par la suppression de la clause de compétence générale. Nous considérons que c’est méconnaitre tout ce secteur qui, véritablement, est un vecteur d’emploi, créateur de richesse, de lien social et de dynamique territoriale indispensable au vivre ensemble dans le Grand Est.

 

Sur le plan économique alors que les nouvelles régions et la nôtre, se voient confiées de nouvelles compétences par la loi NOTRe, et particulièrement le champ économique. Monsieur Warsmann vient de nous détailler l’état des lieux des chantiers à engager, les défis à relever.

 

Nous constatons une annulation d'emblée d'autorisation de programme de 37M€ sur le plan économique pour notre Région et 12M€ d’autorisation d’engagement.

 

Plus que jamais, la priorité de notre nouvelle collectivité doit être la poursuite des chantiers engagés par les trois anciennes régions, sur la construction d'un écosystème économique favorable axé sur la société de la connaissance, impliquant l'ensemble des acteurs et mobilisant les moyens nécessaires, afin de répondre à ce défi.

 

Je cite ici un exemple, important, qui a été un levier d’action: c’est le Pacte lorrain. Je rappelle son résultat, salué par la presse, il y a quelques jours de cela : 550 projets accompagnés, 2850 emplois créés et le maintien 5278 emplois. Alors en effet, cet outil stratégique concerté démontre à la fois la nécessité à agir autour de chantiers comme celui-là.

 

Et pour autant, nous dénonçons avec force depuis des mois l’absence de mobilisation et d’animation des dispositifs économiques existants en 2016. Et cela va véritablement au détriment des acteurs, qui sont en finalité, les grands perdants. Cette annulation est un mauvais signal envoyé à l'ensemble de nos partenaires économiques.

 

Dans la liste de ces annulations d'autorisations de programme figurent une suppression de 11,5M€ pour le développement touristique, soit 45 % du budget primitif voté !

 

Nous constatons que cette filière économique majeure soit devenue pour votre majorité une variable d'ajustement budgétaire. Nous ne pouvons que le dénoncer.

 

Cette coupe sombre est inadmissible dans la période actuelle, où les acteurs du tourisme souffrent d’une conjoncture défavorable (perte économique, fragilité du secteur de plus en plus concurrentiel), ils ont plus que jamais besoin de l'accompagnement de la collectivité régionale en qualité de « chef de file ».

 

La mise en place d'une stratégie d'investissement, la structuration, la diversification et la qualification de l'offre touristique, la valorisation des métiers du tourisme et le renforcement de la formation, la mise en place d'une stratégie cohérente de marketing et de promotion de la destination Grand Est restent des orientations à poursuivre et à améliorer nécessitant des moyens budgétaires à la hauteur de la réalité économique de ce secteur générant des retombées éco et de l'emplois non délocalisables. Cela a été traduit par les trois observatoires économiques dernièrement.

 

Sur ce questionnement, en commission tourisme, nous avons deux sujets qui nous ont été évoqués et renvoyés en fin de commission.

 

Ces 11 M€ de suppression d’AP correspondent à un diminution d’investissement sur Madine et Chambley. J’aimerai quand même avoir quelques explications Monsieur le Président.

 

Nous dénonçons votre méthode, qui est celle de poser plutôt en concurrence les filières économiques, plutôt que la complémentarité à construire."

18. novembre 2016

Installation en agriculture : P. Richert pénalise les jeunes agriculteurs dans le Grand Est !

L’agriculture est l’un des piliers économiques majeurs de notre nouvelle Région. La situation de crise qui frappe ce secteur exige une action forte et ambitieuse du Conseil Régional du Grand Est.

Contrairement à ce que P. Richert déclare haut et fort sur le terrain, force est de constater que les dispositifs d’aide à l’installation sont dorénavant restrictifs et limitent l’accès à l’aide régionale des futurs candidats. 90% d’entre eux ne bénéficieront donc plus de la prime régionale à l’installation.

L’accompagnement à l’installation est pourtant crucial.

La Droite régionale réduit drastiquement les possibilités d’entreprendre pour le secteur agricole !

"Monsieur le Président,

 

 

Sur les six règlements qui nous sont proposés, deux,  véritablement,  provoquent notre stupéfaction. Deux qui concernent l’accompagnement à l’installation.

 

 

Madame Gaillot l’a rappelé, ce sont en effet une reprise de nos anciens dispositifs en Lorraine, mais que vous adaptez selon vos critères et vos choix politiques. Et là, Monsieur le Président, ces propositions entrent en totale contradiction avec vos déclarations publiques. Pour des raisons budgétaires, vous limitez dorénavant l’accès à ces aides à un nombre limité de candidats. Vous pénalisez d’emblée la dynamique d’installation.

 

 

Je prends les deux règlements concernés ; il s’agit du soutien régional à l’installation à l’agriculture : vous excluez par ce règlement 90% des futurs candidats dans le Grand Est, alors qu’en Lorraine, 100% étaient accompagnés.

 

 

Je vous demande une modification, Monsieur le Président, parce que sur le fond du règlement, nous n’avons pas de difficulté. Mais sur l’alinéa de l’objectif, nous vous demandons de vous limiter à un point après le mot « installation ». C’est-à-dire accompagner tous les candidats. Ce soutien à la trésorerie en cette période cruciale est indispensable, mais pour tous les candidats à l’installation.

 

 

Sur le deuxième sujet, le suivi d’accompagnement post installation qui là aussi est périmètré selon vos nouveaux critères. Nous vous demandons de l’élargir parce que cette période d’installation est cruciale pour tous les candidats et candidates. Et ils méritent tous et toutes d’être accompagnés.

 

 

Je vous remercie."

18. novembre 2016

Politique agricole : Richert s'affranchit de la démocratie !

Lors de la séance plénière du 18 novembre, Rachel Thomas a dénoncé la méthode de P. Richert qui zappe le débat démocratique. La preuve avec la politique agriculture !

"Monsieur le Président,

 

Nous saluons la possibilité qu’offre la Loi NOTRe aux départements, 8 sur 10 dans notre Région, de poursuivre leur accompagnement a la filière agricole en attendant la finalisation du Schéma économique.

 

 

Pour autant, nous dénonçons, Monsieur le Président, votre méthode qui, sous couvert de consultations et de co-construction, zappe le débat démocratique et le vote au sein de notre assemblée.

 

 

Pour preuve, et j’étais présente comme bien d’autres élus, conseillers régionaux. Vous avez présenté en réunion publique, il y a quelques semaines de ça, devant les organisations professionnelles agricoles lors d’AGRIMAX, les grands axes de la politiques agricoles et du plan d’urgence sans avoir à la fois préalablement consulté les conseillers régionaux et soumis préalablement aux votes ces grands axes stratégiques de cette futures politiques agricoles.

 

Sur le fonds, nous pourrions, sur de très nombreux axes en être d’accord, mais sur la forme, nous ne pouvons pas accepter que des annonces comme vous les faites par voie de presse, par site internet. Allant même jusqu’à produire des supports de communications (site, plaquette,…), à cette étape, c’est inacceptable ! Vous avez annoncé la politique agricole : première politique de la Région. Pire, lors de cette réunion, votre Vice-Président annonce à la « criée » des budgets complémentaires au plan d’Urgence pour 2017.

 

 

Où on avons-nous débattu ? Ici, au sein de quelle session régionale. Je ne m’en souviens pas. Mes collègues peuvent peut-être ici me rappeler, je dois peut-être déjà une petit peu perdre la mémoire.

 

 

Pour autant, cette façon de procéder, Monsieur le Président, annonce-t-elle pour l’avenir votre méthode que nous ne partageons pas. Elle est en effet plus que jamais contestée, et dorénavant dénoncée publiquement par voie de presse par le CESER encore ce dimanche. Et en coulisse, Monsieur le Président, par une partie de la Droite régionale.

 

 

Notre groupe exige plus que jamais, Monsieur le Président, le respect des bonnes pratiques démocratiques  de l’ensemble des politiques publiques portées par notre assemblée dans l’intérêt de nos concitoyens.

 

 

Je vous remercie."

15. décembre 2016

Agriculture et forêt-bois : un budget 2017 largement insuffisant !

Rachel Thomas est intervenue sur le budget 2017 dédié à l'Agriculture et à la filière forêt-bois.

"Monsieur le Président, Mes cher(e)s Collègues,

 

En effet, ce fut rappelé ce matin, l’économie agricole et forestière est incontestablement un secteur économique majeur dans le Grand Est, vecteur d’emplois, de retombées économiques, et de dynamiques de nos territoires ruraux.

 

Plus que jamais, la Région doit impulser et préparer ces économies, cela vient d’être rappelé, aux mutations, aux évolutions nécessaires et à l’exigence de nos concitoyens, consommateurs et acteurs. Par sa compétence économique affirmée, chef de file, la Région doit organiser et agir au plus près des besoins des hommes et des femmes engagés dans ces métiers dans les entreprises et dans les filières.

 

Vous avez rappelé, Monsieur le Président, l’ensemble de vos orientations stratégiques pour ces secteurs et j’aimerai aussi rappeler ici que ces orientations, vous ne ne les réinventez pas, elles sont issues de ce que nous avons mené depuis de nombreuses années dans les anciens territoires.

 

En cet instant à ce stade, nous partageons les éléments de contexte que vous posez et les orientations fixées, mais au-delà des mots, la traduction des actes budgétaires en sont tout autre, le budget et les déclinaisons proposées divergent.

 

Le besoin budgétaire, tenant compte des orientations posées aujourd’hui, en comparaison aux autres années tournent plutôt pour l’ensemble de ces secteurs autour d’un besoin de 25 millions d’euros par an. Quand je regarde l’historique de 2015, quand je regarde 2016, le Budget Primitif et la Décision Modificative.

 

Et là, votre proposition de budget pour 2017 n’est que de 19 millions d’euros auxquels vous ajoutez un plan spécifique à la viticulture et c’est à saluer, pas des moindre dans notre région Grand Est.

 

Un questionnement majeur sur l’évolution du sanitaire dès 2017, qui quand on sait l’engagement des conseils départementaux à accompagner ces dispositifs sur les 10 départements va être doublement impactant, si en effet nous l’intégrons au budget 2017.

 

Et puis un nouveau dispositif que vous nous proposez dans un règlement d’intervention, pour lequel nous sommes défavorables, c’est la question de la prise en compte et de l’indemnisation des dégâts, de tout ordre. Sur la question de principe, Monsieur le Président, et sur le règlement que vous nous proposez, nous ne pouvons pas y adhérer et surtout, cela mesurerait l’impact budgétaire nécessaire en la matière et nous prenons là le relais des régimes assurantiels. Je ne crois pas que ça soit le rôle de la collectivité régionale.

Donc je le dis, ce budget est largement insuffisant au regard de ce que vous voulez lui faire porter. Ce budget que vous précisez toujours dans la co-construction avec les acteurs professionnels traduit, en effet vos premières mesures et montrent surtout d’emblée vos désengagements cruels sur les axes majeurs que vous souhaitez développer.

 

Je m’attarderai sur deux secteurs, ils pourraient être nombreux mais le temps m’est compté. Le premier qui est emblématique au cœur de la politique agricole, je veux parler ici du renouvellement des générations en agriculture, pour lequel je suis déjà fortement intervenue et dont je mesure sur le terrain le grondement des campagnes actuellement. Il est primordial d’agir, en effet, et d’accompagner cette période sensible dite d’installation des jeunes agriculteurs, personne ne le niera. Plus que jamais ces entrepreneurs du vivant, candidats à l’installation, ont besoin d’être reconnus et accompagnés spécifiquement par les collectivités et institutions publiques : Europe, Etat, collectivité régionale et département.

 

La région nouvelle doit en effet décliner des politiques adaptées qui précisent et qui permettent de sécuriser cette période d’installation que l’on sait difficile et fragile. La Région doit proposer des dispositifs exemplaires à tous les candidats à l’installation alors que vous, dans vos règlements d’intervention, vous limitez l’accès seulement à 10% des candidats sur le soutien à l’installation et à moins de 50% des candidats à sur le suivi.

 

Double peine, celle des désengagements sur 2017 des conseils départementaux, et là vous n’indiquez pas quelle prise de relai vous allez mener. Je pense particulièrement au département de la Moselle et des Vosges qui avaient des dispositifs d’accompagnement spécifiques en la matière et que l’on ne retrouvera pas.

 

La forêt-bois, j’entends ce que Daniel Gremillet précise, et j’adhère totalement aux axes stratégiques mais le budget n’est absolument pas en réalité de ce qu’il devrait être. Sur le plan d’urgence, 5 millions d’euros dont le terrain n’a encore vu aucun euro arriver et pour lequel les déclinaisons précises, Mme Gaillot, combien pour les cellules Réagir. Tout ceci, Madame, n’a pas été présenté au vote des élus et nous ne pouvons que le regretter, je tenais à le préciser ici et les interlocuteurs professionnels ne manqueront pas de vous interpeller.

 

Je vous remercie, Monsieur le Président."

15. décembre 2016

Il faut réduire la fracture numérique pour favoriser l'équité territoriale

"Monsieur le Président, Cher.e.s collègues,

 

Je souhaite incontestablement rappeler les besoins sur l’ensemble du territoire Grand Est qui sont exprimés par nos concitoyens. Et ce fut encore rappelé hier par l’ensemble des élus dans lors de l’Assemblée des maires de Meurthe-et-Moselle, où Frank Leroy a fait une présentation en effet du plan stratégique numérique portée par notre collectivité.

 

Je voulais rappeler ici toute l’adhésion de notre Groupe à ce chantier majeur et au combien important à réduire la fracture numérique et de travailler véritablement sur l’équité territoriale.

 

Arrêtons d’opposer rural et urbain ! Faisons en sorte d’accompagner au mieux nos concitoyens pour qu’ils fassent le choix de poser leurs projets de vie, leurs projets d’emploi, où ils le souhaitent.

 

Monsieur le Président, je salue votre volontarisme à agir sur l’ensemble du territoire. Cependant votre volontarisme est véritablement facilité par le plan du Gouvernement en faveur du développement du très Haut Débit.

 

Sur le Plan financier, nous constatons que 60 % de la part publique de ce plan, soit 775 millions d’euros, est pris en charge par plus de 50 % par l’Etat. Je demande à Franck Leroy d’être plus modeste et transparent sur la participation de chaque collectivité publique.

 

Les collectivités locales vous le rappelez, notamment les périmètres intercommunaux, sont appelés à agir dans ce plan et vous les y invitez fortement avec une proposition vraiment intéressante que sont les 250 euros par prise.

 

Je souhaite rappeler le vote favorable de notre Groupe pour ce rapport.

 

Je vous remercie."

Interventions de Paola Zanetti

29. mars 2016

Aides aux petites communes : pour un dispositif + équitable pour + de communes !

Lors de la Commission permanente du 29 mars 2016, le Groupe socialiste de la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine a déposé un amendement de soutien à l’investissement des communes de moins de 2500 habitants.

 

Proposé dans le cadre du Pacte pour la Ruralité, ce dispositif vient en complément des aides de l’Etat dans notre région, qui s’élèvent en 2016 à 77 M€ pour le fonds d’investissement mis en place par le Gouvernement et 99,4 M€ pour la Dotation d'Equipement des Territoires Ruraux (DETR). Il doit permettre aux communes de réaliser des projets au service de l’intérêt général, et plus particulièrement en faveur du maintien et du développement des services à la personne ou l’amélioration du cadre de vie.

 

L’amendement proposé par le Groupe socialiste avait pour objectif d’améliorer le dispositif en l’adaptant au plus près des besoins des petits communes et en le rendant plus équitable : possibilité de cumul avec d’autres aides publiques, modulation de l’aide en fonction du coût du projet (jusqu’à 40% d’aide pour les petits projets), mise en place de critères de sélection pour que cela ne soit pas la règle du 1er arrivé, 1er servi, suppression de la limite arbitraire de 1200 projets soutenus (4832 communes étant éligibles au dispositif) tout en maintenant l’enveloppe globale de 23M€.

 

 

Considérant qu’il n’y a ni petits territoires, ni territoires sans avenir, le Groupe socialiste a souligné la nécessité d’accompagner tous les territoires, tout en dénonçant l’insuffisance et les manquements de ce dispositif.

 

Ainsi, le Groupe socialiste de la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine déplore que la Majorité régionale ait refusée d’acter l’amélioration considérable du dispositif, la Droite de Philippe Richert se disant pourtant « ouverte et dépassant les clivages pour co-construire les politiques ». Dans les actes, elle se donne bonne conscience en proposant un dispositif « exceptionnel », modifiant quelques éléments non structurants sur la durée, et qui rejette les notions d’équité et de solidarité envers les territoires. On peut se questionner sur la volonté de la majorité : veut-elle servir l’intérêt général ou simplement ouvrir un guichet en vue des prochaines échéances sénatoriales ?

21. octobre 2016

Abrogation des dispositifs régionaux

Paola Zanetti est intervenue sur le rapport relatif à l'abrogation de tous les dispositifs régionaux existants au 30 juin 2017.

"M. Le Président, Mes chers collègues,

 

J’aime ce qui est juste dans la vie. Depuis ce matin, je suis stupéfaite des réponses qui nous sont faites : soit on est impertinent, soit on est dans la posture politicienne.

 

Depuis ce matin, on nous répond avec nonchalance que cela existe… vous nous balayez d’un revers de main.

M. Richert, quand on veut dire la vérité, encore faut-il être en capacité de pouvoir l’entendre.

 

Je suis stupéfaite des présentations d’un certain nombre de dispositifs. On nous propose de supprimer 700 dispositifs en nous indiquant que les nouveaux seront votés au fur et à mesure.

 

La méthode est brouillonne. Elle rend illisible le sens donné à cette harmonisation des politiques.

Cela conduira à une illisibilité et une inefficacité de la dépense publique.

 

Nous avons déjà demandé à plusieurs reprises une évaluation, et non pas un état des lieux, avant de supprimer ces anciens dispositifs.

Quand c'est illisible, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup ! Et il risque d'avoir une demi-année blanche pour les acteurs.

 

La bonne méthode aurait été à notre sens de s'engager et de connaître l'évaluation des 700 dispositifs avant le vote du budget.

La bonne méthode aurait été de voter ensuite un budget politique qui se décline en nouveaux dispositifs.

 

Une fois les dispositifs anciens évalués, les nouveaux votés, une fois qu'ils sont portés à la connaissance des acteurs, alors on pourrait ensuite prévoir la suppression définitive des anciens dispositifs.

 

Nous avons envie de participer à la construction et sans les réponses à nos questions, nous ne pouvons accepter ce rapport.

 

Notre groupe ne votera pas la fin des dispositifs aujourd'hui, car c'est prendre le risque de l'inefficacité. C'est prendre le risque de la confusion et de pénaliser de nombreux acteurs et partenaires de notre région."

  • w-facebook
  • Twitter Clean

© 2023 by THE HOPE CENTER. Proudly created with Wix.com