Intervention de Christophe Choserot en ouverture de Séance

Monsieur le Président, chers collègues,

Après la crise sanitaire, une crise sociale et économique tsunamique va toucher tous les pays du monde. La pandémie de la COVID-19 a provoqué un effondrement généralisé d’une ampleur inédite de l’activité économique. L’OCDE évalue ainsi le recul du PIB mondial à 4,5% en 2020 et le niveau d’activité fin 2019 serait retrouvé au mieux en 2022.  

Le Président de la République a mis en œuvre le « quoi qu’il en coute » : chômage partiel, fond de solidarité, aide au paiement des loyers, échelonnement des crédits bancaires, prêt de trésorerie, remise d’impôt.

Afin de redresser rapidement et durablement l’économie française et donc soutenir l’emploi, un plan de relance exceptionnel de 100 milliards d’euros est déployé par le gouvernement autour de 3 volets essentiels : l’écologie, la compétitivité et la cohésion sociale.

C’est une feuille de route pour la refondation économique, sociale et écologique du pays. Ce plan propose des mesures concrètes, immédiates et à destination de tous.

A la différence des autres plans européens, l’Allemagne par exemple, le plan de relance du gouvernement français est bien posé sur ses 2 jambes, du « en même temps » économique en soutenant « en même temps » l’offre et la demande.

Ce plan de relance a été possible, le « quoi qu’il en coute » a été possible, parce que l’économie nationale avant la crise sanitaire se portait bien, fruit des mesures économiques et sociales prises depuis 2017.

Evidement ce plan de relance est soumis à la critique de l’opposition. C’est son rôle. Et cette opposition trouvera sans doute ici aussi lors de cette séance plénière des portes paroles plus ou moins efficaces. Nous en avons eu la démonstration ce matin par la voix de Madame Richardot.

Vous, Monsieur le Président, vous n’êtes pas sur cette logique partisane. Vous avez fait le choix de vous inscrire dans les pas de ce plan de relance national, en initiant très vite un Business Act Grand Est, bras armé du plan de Relance national dans notre région. D’ailleurs notre groupe y a contribué et nous continuerons à le faire parce qu’après les paroles, doit venir le temps des actes.

Monsieur le Président, vous le savez, de bonnes paroles sans effet sont du vent et les actes sont plus éloquents que la parole.

Aujourd’hui, c’est la mise en œuvre de ce Business Act qui nous inquiète et nous interroge. A la même date, l’an dernier en séance, lors de mon propos liminaire, je vous indiquais que la région était hors sol, expression qui vous avait quelque peu agacé, preuve pour nous d’ailleurs de la pertinence du propos.

Malheureusement, les choses n’ont pas changé.

Alors, je le sais, la pédagogie est l’art de la répétition, je vais de nouveau m’y employer. Si vous voulez, Monsieur le Président, un Business Act actif et réactif sur les territoires, il faut absolument enfin déconcentrer nos politiques, donner du pouvoir aux territoires.

Depuis le début de ce mandat, interventions après interventions, nous avons sans cesse appelé à la mise en place de politiques régionales au plus près des territoires. Vous pouvez noter, Monsieur le Président, la constance politique de notre groupe.

Nous souffrons d’absence de gouvernance sur des sujets essentiels comme le développement économique, la formation, l’aménagement du territoire ou encore la cohésion sociale.

Nous sommes trop souvent confrontés à la verticalité des règlements d’intervention.

Des pans entiers souffrent, Monsieur le Président. Le monde associatif se sent abandonné par la Région, les clubs sportifs sacrifiés sur l’autel de l’élitisme, les communes souvent perdues dans le dédale administratif régional.

Monsieur le Président, si vous voulez donner du souffle, de la puissance, de l’audace et de l’espoir à votre plan de relance, alors je crois qu’il faut retourner la table, parce que sinon nos paroles resteront du vent, nos actes ne seront pas éloquents et nous aurons juste un peu plus creusé le sillon des extrêmes.

 

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur les Orientations Budgétaires 2021

Monsieur le Président,

 

Vos Orientations Budgétaires pour 2021 se posent dans un contexte inédit de crise sanitaire sans précédent. Cette pandémie génère depuis plus d’un an maintenant une crise économique, mais surtout une crise sociale et morale qui impacte avec brutalité nos vies au quotidien.

 

Elle oblige l’ensemble des collectivités publiques à agir sans limite, vite et bien, afin de protéger nos concitoyens et d’en amortir les effets par des mesures d’urgence de court terme et de relancer l’économie par des mesures d’avenir de moyen terme.

 

La France, par ses choix politiques, est le pays en Europe qui déploie le soutien le plus massif, je tenais à la repréciser.

 

Je veux ici, Monsieur le Président, saluer l’action du gouvernement par la mise en œuvre de nombreux dispositifs visant à sauver l’emploi et l’économie. Quelques chiffres pour le Grand Est tant nos collègues s’inquiètent de l’action menée :

 

  • Sur le Prêt Garanti par l’État : 7 milliards d’euros engagés

  • Sur le Fonds de solidarité : 365 millions d’euros engagés

  • Sur l’aide aux artisans et commerçants : 7.3 millions d’euros engagés

  • Et surtout un dispositif ô combien indispensable, le soutien à l’activité partielle : plus d’1.1 millions de salariés ont bénéficié de ce dispositif.

 

Alors, en effet, si certains s’inquiétaient encore de l’action du gouvernement en Grand Est, en voilà une parfaite réalité, je tenais ici à le redire tant je n’accepte pas ce qui a été posé tout à l’heure.

 

Alors, Monsieur le Président, la Région Grand Est est associée à certaines mesures et à différents dispositifs que nous avons soutenu, à son échelle.

 

Pour autant, Monsieur le Président, la crise sociale est bien là et, je le crains, pour quelques années encore.

 

Nous passons ainsi d’une urgence sanitaire à une urgence sociale et morale et nous aurions souhaité que vos orientations budgétaires prennent en compte cette fragilité qui va frapper bon nombre de nos concitoyens du Grand Est afin de les accompagner au plus juste sur tous les territoires.

 

Cette situation inédite vous invitait à transformer ces orientations budgétaires, à desserrer l’étau de vos critères technocratiques posés depuis le début de cette mandature, afin de les rendre plus humaines.

 

Quitte à me répéter encore une fois cette année, nous dénonçons votre farouche volonté dans ce contexte à diminuer à nouveau les dépenses de fonctionnement pour 2021 après toutes les ponctions que vous avez effectué depuis des années.

 

Je le rappelle ici, les dépenses de fonctionnement sont vertueuses au même titre que les dépenses d’investissement, tant elles accompagnent la vie quotidienne de nos concitoyens. Elles représentent l’ensemble des interventions et des subventions qui concourent au développement économique, à l’agriculture, au tourisme, à l’emploi et, de fait, à l’attractivité du Grand Est.

 

Elles permettent d’accompagner dans les territoires l’ensemble des acteurs et associations qui concourent à redonner de l’espoir. Elles sont des amortisseurs sociaux qui permettent de redonner confiance.

 

Elles ne sont pas, comme l’a dit Madame Héliot-Couronne, de simples « mesurettes » inefficaces. Madame, descendez de votre tour d’argent, venez voir sur le terrain ce qui est en train de se passer !

 

Plus que jamais, elles sont essentielles au regard de la crise sanitaire, économique et sociale que nous traversons. Leur compression obérera inévitablement la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur du pouvoir d’achat de nos concitoyens et de politiques à destination des plus fragiles.

 

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur l'Accord régional de relance et l'avenant CPER Mobilités

Monsieur le Président,

 

Nous avons à regarder ce document de cadrage, qui et fort intéressant et nous ne pouvons qu’approuver cet Accord régional de Relance dans lequel le gouvernement enjoint la Région à plus et mieux de complémentarité, de lisibilité et d’accessibilité des dispositifs État – Régions – Europe pour les territoires et les acteurs dans nos territoires. Nous regrettons qu’il ait fallu cette crise et le souhait du gouvernement d’inscrire son plan « France Relance » dans une logique résolument territoriale pour qu’enfin les dispositifs globaux convergent et soient utiles. Cette territorialisation des mesures de relance et des politiques publiques est un vœu devenu exigence que nous formulons depuis le début de cette mandature.

 

En effet, Monsieur le Président, le Business Act – auquel je le rappelle, nous avons pleinement souscrit et pour lequel nous avions apporté une contribution écrite - n’aurait pu voir le jour sans le soutien de l’État qui s’élève à 320M d’€, soit un peu plus de la moitié de l’enveloppe totale accordée à ce plan.

 

Pour une approche plus globale, il sera aussi intéressant dans le cadre du déploiement de « France Relance » qui n’est pas forcément précisé dans ce rapport, de préciser le soutien de l’État à 29 projets d’investissement productif dans les Territoires d’industrie du Grand Est qui permettront à terme de créer 254 emplois et d’en conforter 500 autres.

 

Il convient également de rappeler que les 623 millions d’euros engagés proviennent en grande partie, cela a été rappelé, de financements européens majeurs. L’Europe au cœur de la Région est une réalité au cœur des territoires.  Moi qui vis un engagement européen du quotidien salue à la fois la présence de ces dotations complémentaires sur REACT EU, le fonds de Transition Juste et le fonds FEADER tant attendu par les agriculteurs, le LEADER et nos territoires ruraux.

 

Cet accord démontre alors toute l’importance des investissements de l’État, de l’Union européenne et de la Région pour relancer l’économie, préserver l’emploi et faire fonctionner les 3 moteurs de transition en Grand Est.

 

Donc nous sommes totalement favorables à cet accord régional de relance.

 

Et sur l’avenant mobilité, nous le votons bien évidemment, en cohérence avec nos votes précédents.

 

Je vous remercie.

Intervention de Diana André sur la Stratégie Régionale Hydrogène

Monsieur le Président,

 

Vous proposez aujourd’hui de doter le Grand Est d’une stratégie pour le déploiement de la filière hydrogène. Cette stratégie ressemble peu ou prou à celle présentée par le gouvernement en septembre dernier dans le cadre de son plan de relance, sans approches, méthodes ou éléments nouveaux. Se pose donc une première question sur la complémentarité des deux stratégies.

 

Se pose aussi la question de son impact. Nous considérons, en effet, l’énergie et la reconquête de l’énergie comme un enjeu de souveraineté national voire européen. Il nous semble alors que le périmètre régional n’est pas le plus approprié au regard de ces enjeux pour traiter seul de cette question. Nous pensons au contraire que la Région doit être un partenaire de cette stratégie, notamment à travers un soutien massif aux projets de territoire pour favoriser une offre française de l’hydrogène.

 

Concernant la déclinaison de votre stratégie, vous la basez sur le développement de l’hydrogène vert, ce qui s’entend parfaitement quand on sait qu’en Europe, la quasi-totalité de l’hydrogène est produite à partir de combustibles fossiles et qu’en France, sa production est responsable de 2 à 3% des émissions de carbone. Verdir la production de l’hydrogène pour les utilisations industrielles non énergétiques est donc devenu une priorité et une des solutions avancées aujourd’hui pour un hydrogène plus « propre » consiste en l’utilisation de l’électrolyse, technologie qui consiste à séparer les molécules d’hydrogène et d’oxygène en faisant passer un courant dans l'eau. Cependant, ce procédé est énergétiquement très couteux et nécessite une électricité à bas coût pour être économiquement viable, c’est-à-dire nécessairement un recours à l’électricité nucléaire. Nous souhaiterions donc avoir des précisions quant à la réalisation des ambitions de baisse des coûts de production de l'hydrogène vert affiché dans l’axe A de votre plan. Cette baisse des coûts signifie-t-elle un soutien au parc nucléaire ?

 

Enfin, dernier point Monsieur le Président, nous nous interrogeons sur la manière dont les financements seront mobilisés pour cette stratégie.

 

Je vous remercie.

Intervention de Diana André sur le projet de constitution d'une SPL Madine - Chambley

Monsieur le Président,

 

Vous nous proposez aujourd’hui la création d’une structure de gestion commune pour les sites de Chambley et Madine, permettant d’une part de réaliser des économies et d’autre part, de se défaire de certaines contraintes juridiques imposées par les formes de gestion précédentes.

 

Sur le principe, bien que nous ne pouvons que regretter et nous interroger sur les raisons de l’absence des départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle parmi les actionnaires, nous ne sommes pas a priori contre la création de cette Société Publique Locale. Il était plus que temps, en effet, de poursuivre la modernisation de ces 2 sites pour accueillir nos concitoyens du Grand Est dans les meilleures conditions et d’en faire une destination touristique complémentaire et incontournable.

 

Madine constitue pour les lorrains un lieu de respiration et de nature dont ils ont tant besoin aujourd’hui. Quant à Chambley, il est important de rappeler qu’en 2008 il n’était encore qu’une friche militaire qui avait nécessité un gros programme d’investissement de la Région Lorraine pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : un pôle de développement économique majeur.

 

Notre crainte cependant, est qu’avec cette forme de gestion, la Région se désengage de ses accompagnements annuels financiers, pourtant absolument nécessaires, en argumentant pourquoi pas l’obligation ou le besoin pour les structures qui la composent de trouver leur modèle économique.

 

En effet, la SPL doit rechercher, non pas le profit déraisonnable, mais tout du moins le bénéfice suffisant pour perdurer.

 

Nous serons donc vigilants à la suite donnée à ce dossier de développement touristique et économique si important pour notre territoire.

 

En conséquence, nous voterons donc ce rapport.

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur le portage par la Région Grand Est d'un GIP "Maison Grand Est Europe"

Monsieur le Président,

 

Cela peut paraitre décalé par rapport aux éléments de langage que vous venez de formuler sur l’installation de cette usine (Huawei) à Brumath.

 

J’aurais sûrement souhaité que dans le communiqué de presse que vous venez de produire avec la communauté d’agglomérations de Haguenau et l’entreprise, que l’État et l’action du gouvernement en la matière y figurent. Je vois qu’il n’en est rien dans ce communiqué de presse, et je le regrette.

 

Je reviens sur la maison Grand Est Europe qui faisait sujet pour vous dire, Monsieur le Président, que nous sommes tout à fait satisfaits de la transformation qui est opérée là, en l’occurrence, sur ce dossier afin de viser une meilleure mobilisation des fonds sectoriels, une montée en puissance des stratégies territoriales et une représentation mieux structurée, plus agile et plus efficace de nos intérêts offensifs à porter à l’échelle européenne.

 

Vous proposez dans ce cadre-là la constitution d’un GIP « Maison Grand Est Europe » qui est, pour nous, véritablement pertinent.

 

Bien que favorables à cette transformation, je l’ai dit en commission, utile, nous nous étonnons de l’absence de plusieurs départements, qui auraient pu être membres fondateurs de ce GIP. Il ne s’agit pas que d’un seul département. On note quand même l’absence des Ardennes, de la Moselle, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle et de l’Alsace.

 

J’aurais souhaité véritablement qu’ils soient plus proactifs ou mesurent tout l’intérêt de la constitution de cette nouvelle étape qu’est cette transformation. Or, à cette étape, il n’en est rien et cela est bien dommage.

 

François Werner nous a rappelé ici toute la transformation autour de l’organisation dans les territoires afin de mieux connaitre et mieux mobiliser les fonds structurels qui nous sont alloués par l’Europe. Ils sont dorénavant en nombre et en volume et c’est à saluer.

 

Mais nous constatons pour autant depuis de nombreuses années qu’un défaut d’accompagnement et d’ingénierie dans nos territoires était une réalité ; et tant mieux si les choses sont corrigées, un peu tardivement et c’est dommage.

 

Et pour en finir, Monsieur le Président, pour installer de la confiance et de la transparence sur la mobilisation des fonds qui nous sont alloués dans les territoires, je participais cette semaine à un GAL LEADER en Lorraine et j’ai découvert, et ai été interpellée par les membres, au constat d’une répartition d’enveloppe de la maquette Lorraine dans des conditions qui ne me paraissent quand même pas acceptables. Je m’explique, 12 GAL ont été identifiés, accompagnés, il s’est agi dernièrement d’y faire de la fongibilité de lignes et seulement 5 GAL en Lorraine sur cette maquette ont été accompagnés par des enveloppes complémentaires et les autres n’ont pas été sollicités ni même informés de cette intention. Nous le regrettons véritablement et je vous le dis, Monsieur le Président, ce serait vraiment intéressant de corriger cela car cela n’apporte pas la confiance en la matière.

 

Je vous remercie.

Intervention de Christophe Choserot sur la Convention de transfert de gouvernance de la ligne Vallée de la Marne

Monsieur le Président,

 

J’ai vraiment le sentiment à la lecture de ce rapport et à écouter le vice-président que c’est la délibération du bon sens et de l’efficacité et je ne comprends pas pourquoi on tourne autour du pot sur un point qui est tellement clair et précis.

 

Alors maintenant, on ne nous parle plus de souveraineté nationale, on nous parle de souveraineté Grand Est.

 

Je crois que là, on a devant nous, mes chers collègues, une question de pilotage. Et ce pilotage, il n’est pas pour nous, il n’est pas pour le pouvoir du vice-président David Valence, il est bien pour les usagers.

 

Et, j’ai envie de dire à notre collègue du Rassemblement national, c’est ce qu’on fait avec les territoires voisins dans une agglomération. C’est-à-dire qu’on a des pilotages de lignes de bus qui se font sur l’intégralité quand elles vont d’une agglomération voisine à une agglomération centrale. Je pense que cette délibération, c’est la délibération du bon sens, de l’efficacité.  Il faut arrêter de tourner autour du pot quand ça va dans le bon sens.

 

Nous voterons pour Monsieur le Président.

Intervention de Christophe Choserot sur la Stratégie de Spécialisation Intelligente

Monsieur le Président,

 

Ce rapport est infiniment important, pour l’avenir de la région. Il fixe le cap, la direction et l’orientation stratégique.

 

Il nous demande de faire des choix au regard de nos potentiels académiques mais aussi économiques en précisant un nombre réduit de filières et de marchés stratégiques sur le territoire. Ce document présenté revêt une importance particulière pour lever des fonds dans la mesure où seuls les projets d’innovation conformes aux orientations peuvent bénéficier des fonds FEDER.

 

Je veux dire ici que ce rapport va dans le bon sens, et je veux saluer le travail effectué par Madame la Vice-Présidente, Lilla Merabet, et la méthode qui a été utilisée. Un grand nombre de partenaires a été auditionné. C’est un travail qui a été vraiment collaboratif, et je veux témoigner ici, moi qui me plains souvent du manque de territorialisation des politiques de la Région, que les territoires, comme la Métropole du Grand Nancy, ont été pleinement investis et consultés sur ce travail-là.

 

Les 8 priorités sectorielles choisies sont les bonnes dans 3 grands domaines - et il n’y a pas de surprise, cela fait état du Business Act - : l’industrie, la santé et la Bioéconomie.

 

On y retrouve les matériaux, l’énergie, les technologies pour la transition industrielle. J’apprécie tout particulièrement les orientations santé dans les dispositifs médicaux et le numérique pour la santé. Au contraire de ce qui nous a été dit, je pense que nous avons un vrai potentiel dans ce domaine-là en termes de diagnostic précoce, d’imagerie, d’ingénierie biomédicale, de traitement de signaux physiologiques, de télédiagnostic et de télésanté.

 

On y retrouve l’énergie, forêt, bois, matériaux biosourcés.

 

Évidemment j’en appelle à la cohérence avec les autres outils partenariaux. Je pense évidemment au CPER qui va arriver et il faudra évidemment travailler et avoir les mêmes orientations sur le volet recherche de ce CPER.

 

J’ai envie de dire qu’il n’y a pas de priorisation à faire sur ce genre de document par rapport à Madame Joron. C’est plutôt une spécialisation et cadrer nos priorités et je crois que j’ai été assez critique dans la mesure où je disais qu’il y avait trop de filières mais on voit bien qu’on se recentre sur un certain nombre d’entre elles qui sont les bonnes.

 

Je souhaitais simplement dire aussi pour Madame Joron que le numérique pour la santé, pour le vieillissement et la silver économie permettent de garder à domicile des personnes dites « âgées ». Nous allons allonger leur espérance de vie. Je pense qu’une personne veut rester à son domicile le plus longtemps possible et justement le numérique pour la santé le permet.

 

Donc voilà, c’est un bon rapport et nous allons le soutenir.

 

Je vous remercie.

Intervention de Christophe Choserot sur la Feuille de route Santé 2021 - 2027

Monsieur le Président, chers collègues,

 

L’opposition de salon, comme dit Monsieur Subtil, va essayer de formuler quelques propositions.

 

Déjà, avant mon propos, j’aimerais tout d’abord saluer les personnels de santé, leur témoigner notre profond respect au regard de la crise sanitaire.

 

Cette feuille de route, Monsieur le Président, revêt un caractère particulier au regard des enjeux lourds et immédiats qui sont devant nous. La crise sanitaire que nous connaissons a mis en lumière des carences sévères de nos politiques de santé que ce soit en termes d’anticipation des besoins, d’organisation, de réactivité et de moyens.

 

Pour notre groupe, la santé doit s’appréhender comme un continuum entre médecine de ville, hôpital public, hôpital privé et accompagnement médico-social.

 

Cette politique de santé en région méritera un budget conséquent ce qui n’est pour l’heure pas le cas. Les budgets engagés par la Région sont très insuffisants au regard des enjeux posés. Nous verrons si les choses changent lors de l’examen du budget 2021.

 

Sur le fond de ce rapport, nous sommes un peu gênés au regard des enjeux du moment. Ce rapport n’est pas à la hauteur de la crise sanitaire. C’est une longue liste de bonnes intentions, on ne peut qu’être d’accord. Prévenir, sensibiliser, bouger, faire de la santé des jeunes une priorité, promouvoir le sport, organiser l’accès au soin, généraliser la télémédecine, innover, très bien !

 

Mais on est plus sur un état des lieux, un diagnostic.

 

Khalifé nous invite à faire quelques propositions, je vais essayer d’en faire quelques-unes.

 

Nous aurions aimé, Monsieur le Président, avoir un débat sur l’organisation des soins en Grand Est. Je le pose ici.  

 

Un débat par exemple sur les Agences Régionales de santé, enfants de la décentralisation et des politiques budgétaires d’austérité de 2010. Vous avez même déclaré à la presse, Monsieur le Président, je vous cite « Les discussions au niveau des ARS sont une catastrophe », et vous avez raison.

 

Alors que fait-on ? Nous aurions aimé voir ce débat posé dans ce rapport et une volonté peut être de le porter au niveau national pour que les Régions prennent enfin le chef de filât sur ces questions essentielles de santé. Voilà une première piste de réflexion.

 

Un débat aussi sur la problématique des soignants frontaliers, formés en grand Est, attirés par les meilleurs salaires et les meilleures conditions de travail au Luxembourg notamment, ayant pour conséquence un manque d’effectifs fortement ressenti dans les établissements de soins de Meurthe-et-Moselle et de Moselle.

 

Un débat aussi, sur l’accompagnement de la Région des formations universitaires en santé que vous avez abandonné, pardon de le redire, avec votre pacte Grandes écoles en les excluant. Je vous rappelle que celles et ceux qui assurent la maintenance des respirateurs ont été formés à la faculté de médecine de Nancy, sur une plateforme financée en son temps par le Région Lorraine, impossible à faire aujourd’hui.

 

Donc voilà quelques pistes de réflexion, le temps nous manque pour aller plus loin mais vous avez bien compris que pour nous ce rapport ne répond pas aux enjeux du moment. Nous ne disons pas que ce rapport ne sert à rien mais il nous parait quelque peu en décalage dans cette période de crise sanitaire planétaire.

 

Je vous remercie.

Intervention de Christophe Choserot sur le rapport d'activité du Référent déontologue de la Région Grand Est

Monsieur le Président,

 

Je souhaite remercier le professeur Touzé de son travail, de sa présentation et de l’accompagnement des élus du Conseil Régional Grand Est.

 

La réalisation d’un mandat aujourd’hui est infiniment compliquée. Nous sommes soumis tous les jours à des questions par rapport à notre vie privée, par rapport à notre profession… Julien Vaillant vient d’en donner un exemple.

 

Moi je suis universitaire et quand des sujets universitaires viennent ici en commission et qu’il s’agit de donner un avis, quelques fois on peut avoir des confrontations dans la tête.

 

Moi je pense, au contraire de ce qui put être dit, que le professeur Touzé n’est ni un procureur ni un juge. C’est un universitaire qui est là pour nous accompagner, nous conseiller et puis le moment venu, peut-être, nous alerter sur un certain nombre de pratiques.

 

Je pense qu’on doit se féliciter collectivement et ce n’est pas un sujet qui doit nous opposer, de la mise en place du professeur Touzé comme déontologue, du travail qui est réalisé et du rendu de ce travail.

 

Au sujet du manque de respect Madame Joron, vous me faites rire… ou pas. Il y a quelques instants, j’ai été affublé d’opposition de salon par votre collègue. Tout à l’heure, on m’a dit : « oulala, un macroniste qui se met en colère ! ». Je pense que le respect n’est pas à géométrie variable, il est de mise sur toute la longueur de nos débats. Je vous respecte, je combats vos idées, mais je vous respecte Madame Joron donc nous appelons aussi au même respect. Quand on demande le respect aux uns aux autre, il faut déjà se l’appliquer à soi-même.

 

Donc merci beaucoup Monsieur le Professeur, merci pour votre travail et pour votre accompagnement dans un mandat qui est parfois difficile. Merci beaucoup.

Interventions de Christophe Choserot et Rachel Thomas sur la motion de soutien aux aéroports régionaux

Monsieur le Président,

 

Le groupe Les Progressistes soutient cette motion qui effectivement a été travaillé par le groupe de la Majorité et l’ensemble des groupes. Je souhaitais remercier Valérie Debord d’avoir pris cette initiative-là.

 

Évidemment nous sommes favorables à demander un soutien des pouvoirs publics à nos aéroports qui participent à l’aménagement du territoire.

 

Nous souhaitions dire aussi à Monsieur Debève que sur la question de la sureté et de la sécurité, je tiens à rappeler quand même que le gouvernement en juin dernier a débloqué 300 millions d’euros pour aider à prendre en charge les dépenses liées à la sureté et à la sécurité.

 

Le chômage partiel s’est appliqué aux personnels des aéroports.

 

Également au sujet des compagnies aériennes, le gouvernement a décidé de reporter le prélèvement de certaines taxes à 2021 – 2022. Les discussions sont encore en cours pour les repousser un peu plus loin.

 

Et puis, je tenais à rappeler aussi le soutien massif à la filière économique de l’aérien et de l’aéronautique même si nous ne sommes pas par définition un territoire aéronautique mais, quand même, nous avons quelques entreprises qui travaillent dans ce domaine-là et qui dont ont été soutenues.

 

Donc voilà, quelques précisions, quelques rajouts mais un soutien à cette motion parce que c’est infiniment important et nous travaillons nous aussi avec les syndicats mais nous travaillons aussi au sein du Conseil régional et donc le débat il doit se poser là.

 

Je vous remercie.

Au-delà du soutien que vient d’exprimer Christophe Choserot et, sans difficulté de soutien de cette motion, il a rappelé tout l’engagement du gouvernement en la matière suite à cette crise qui frappe nos plateformes aéroportuaires.

 

Pour autant, vous aviez mandaté une étude il y a quelques temps de cela, et avant la crise sanitaire, sur déjà un constat de difficulté éprouvée par nos plateformes aéroportuaires. Où en est cette étude aujourd’hui ?  

 

Alors c’est clair que la crise est venue tout bousculer mais pour autant le questionnement de la pérennité, d’une transformation de nos plateformes était posé. Où en sommes-nous aujourd’hui de cette étude qui je crois est pilotée par Christian Debève ?

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