Intervention de Christophe Choserot en ouverture de Séance

Monsieur le Président, chers collègues,

Nous vivons des jours difficiles, cela a été rappelé ce matin.

COVID-19 – ce terme jusqu’alors inconnu est devenu une réalité du quotidien pour nous tous : ce virus très contagieux entraine de graves complications pour certains de nos concitoyens, ce virus est mortel.

Mortel, il l’est aussi pour notre économie, pour notre vie sociale, pour le vivre ensemble, pour la culture, nos loisirs, nos espérances, nos projets.

Au printemps dernier, nous avons connu un confinement strict. L’Europe et une grande partie du monde se sont mis à l’arrêt.  Nous avons tous ressenti la peur et l'angoisse. Nous pensions à l’issue de ce confinement être sortis d’affaire. A l’été, la vie a repris, trop vite peut-être. Le confinement a eu les effets escomptés et a été une réussite. Le déconfinement a été un échec. Il faut se le dire pour apprendre.

Nous avons été vite dépassés par la reprise de la circulation du virus, nous avons essayé de courir après sans succès. L’épidémie touche de nouveau très durement notre région et notre pays. Le Président de la République s’est exprimé devant la Nation pour annoncer des mesures de reconfinement pour faire face à la 2ème vague épidémique.

L’accélération de la circulation du virus frappe avec la même brutalité toute l’Europe. Personne n’avait prévu une flambée si violente et si rapide. La plupart des pays européens sont contraints, comme nous, à prendre des mesures de restriction.

La crise sanitaire est accompagnée comme toutes les crises d’une crise économique et sociale. Elle va être dure et violente, encore plus violente sur nos concitoyens du Grand Est déjà fragiles.

Il est donc impératif de traiter en urgence les premiers impacts de la crise, tant au plan humain, qu’économique. Il est néanmoins crucial de préparer parallèlement les conditions de la reprise.

Je veux ici saluer l’action du Président de la République et du gouvernement. Au-delà, du concert des yakafokons, des commentateurs de la vie politique préférant les plateaux de télévision que les bancs de l’Assemblée Nationale, le gouvernement a été au rendez-vous.

Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console. Regardons les autres pays de l’Europe et du monde et regardons les actions de la France : chômage partiel, plan de relance, fond de solidarité, report de paiement des factures, remise d’impôts directs, prêt de trésorerie garanti par l‘État. Un volume de mesures sans précédent et une réactivité au rendez-vous.

Monsieur le Président, la Région Grand Est doit elle-aussi être dans la réactivité et proposer un volume d’actions significatives. Le Business Act a été une première pierre. Notre groupe salue comme il l’a fait en juillet votre initiative de Business Act. Nous y avons d’ailleurs versé notre contribution. Vous avez été réactif et vous avez joué votre rôle de chef de file.

Nous attendons maintenant des actes forts, tout le tissu économique vous attend surtout les petites entreprises. Nous attendons maintenant des engagements budgétaires significatifs. Nous attendons maintenant la mise en œuvre de votre plan de relance, de renaissance en Région Grand Est.

Nous vous le redisons Monsieur le Président, ce plan de relance, de renaissance de la Région Grand Est doit être territorial et se décomposer en trois temps : court, moyen et long terme.

Le court terme : c’est sauver les entreprises du territoire.

Le moyen terme, je le dis depuis des années: c’est l’innovation. Il faut préparer nos entreprises à la reprise, à les rendre compétitives.

Enfin le long terme se base sur la structuration et la planification par filière. Se concentrer sur quelques filières et préparer l’avenir.

2021, mes chers collègues, doit être une année de rupture. A la crise sanitaire s’ajoute la crise climatique, et la Région Grand Est sera particulièrement touchée par le réchauffement climatique. Plus d’ailleurs que les autres régions. Nous sommes sur des trajectoires climatiques les plus folles. Nous sommes face à des sujets lourds et immédiats.

Chaque jour perdu, Monsieur le Président, accroît les conséquences de la crise. Notre responsabilité est de proposer à nos concitoyens de la Région Grand Est des mesures pour agir vite et fort.

Monsieur le Président, mes chers collègues, je vous livre pour finir à votre réflexion ce proverbe français : « les actes sont plus éloquents que la parole, alors aux actes ! ». Chacun à notre place, chacun dans nos responsabilités, j’en suis convaincu, nous réussirons ensemble et tout dépend de nous.

Je vous remercie.

Intervention de Rachel Thomas sur le dispositif Grand Est Transformation Digitale

La mutation des modes de consommation conjuguée aux conséquences de la crise sanitaire fragilise les modèles économiques de nos commerces.

Aujourd'hui seule une TPE sur 3 dispose d’un site internet.

Les TPE-PME estiment qu'elles n'ont ni les compétences, ni le temps, ni les moyens pour s'offrir une présence sur la toile.

La crise sanitaire a cependant induit de fortes restrictions sur leur activité et les a amené à repenser la nécessité d’accélérer leur numérisation, les ventes de leurs produits en livraison et en « click & collect » étant toujours autorisées.

Le numérique a ainsi permis à certains commerçants de maintenir une activité pendant le confinement et le permettra pour toute la suite. Il s’agit aussi, en effet, d’un enjeu structurel à plus long terme pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et à la concurrence des plateformes de commerce en ligne.

Conscient de cet enjeu, le gouvernement a publié sa stratégie nationale de soutien à la numérisation des petites entreprises: un plan d’actions doté d’une enveloppe de 120 millions d’euros a été annoncé par Bruno Le Maire, qui permettra d’accompagner les TPE dans leur numérisation et favorisera le développement de leur activité en ligne.

Au travers d’un pacte de propositions, il a été établi la mobilisation de ces 120 millions d’euros.

Aujourd’hui, Monsieur le Président, je souhaitais avoir de la clarification par rapport à cela. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, vous nous proposez un dispositif régional très intéressant mais qui ressemble peu ou prou aux actions déclinées par le plan du gouvernement.

Plus que jamais, ces temps de crise graves obligent les différentes collectivités à la complémentarité, à la conjugaison et aux partenariats des différents plans proposés de manière à ce que l’ensemble des opérateurs qui concourent à ces dispositifs puissent s’y retrouver.

Donc, je souhaite peut-être de la clarification de votre part quant à la complémentarité des dispositifs proposés et qui doivent nécessairement se conjuguer et qui sont, je le rappelle, et nous en sommes très favorables, véritablement nécessaires et indispensables à la reconquête économique.

Intervention de Rachel Thomas sur le recrutement d'Agents non Titulaires Vacataires

Sur ce point des recrutements des agents non titulaires vacataires, vous y avez répondu, Laurent Burckel y a répondu.

Trouver à court terme une solution au remplacement des personnels absents pour des raisons de santé ou éloignés par la proposition qui nous est formulée, nous l’entendons et nous l’approuvons toutefois qu’elle reste de court terme et qu’elle permette de solutionner une priorité pour nous qu’est la continuité du service à la communauté éducative et aux apprenants dans nos lycées du Grand Est.

Pour autant, nous avons entendu comme vous les structures syndicales qui nous ont fait état d’une suppression dit constatée de 300 postes de contractuels à la rentrée 2020. Vous venez d’y répondre en partie, en tout cas, vous nous avez, à cette étape, rassuré quant au maintien du service public et non d’une privatisation dans nos lycées dans les années à venir. C’est le choix que vous posez et vous venez de le repréciser.

Intervention de Rachel Thomas sur les mesures d'urgence

Une autre mesure dans ce plan d’urgence qui ne manque pas de nous interpeller, c’est ce que vous avez appelé la « Relance rurale ».

Vous savez mon attachement à la ruralité, j’y vis chaque jour comme bon nombre de nos concitoyens et je souhaite véritablement, et je le fais par toutes mes interventions lors de la commission « Aménagement du Territoire », que l’ensemble des dispositifs concourent à la modernisation, à l’attractivité de nos territoires ruraux en Grand Est et ils sont en nombre.

Vous voulez corriger là par un dispositif de court terme, j’aurais envie de dire des manquements, en tout cas le constat que les territoires ruraux n’ont pas eu suffisamment accès à l’ensemble des dispositifs proposés jusqu’à ce jour par la collectivité régionale pour différentes raisons. Nous l’avons souvent regretté et dénoncé, vous le corrigez là pour une enveloppe de 6 millions d’euros d’aide aux communes rurales de moins de 500 habitants. Entre nous, à la veille d’une échéance électorale, c’est toujours bon à poser mais elle est aussi essentielle pour nos communes.

Nous approuvons véritablement le réajustement du Fonds Résistance qui vient d’être précisé à cette étape, puisque nous constations suite à la présentation une faible mobilisation de ce fonds : 11 millions d’euros sur les 44 millions d’euros qui sont alloués à ce jour.

Intervention de Rachel Thomas sur le dispositif Chèque CREA et présentation de son amendement

L’amendement qui est proposé reprend l’ensemble des éléments que j’ai pu présenter à Madame Zuber lors des différentes commissions techniques, et je salue véritablement l’écoute et le débat que nous avons eu avec Madame Zuber à chacune des commissions techniques permises par la présidence de la commission « Développement économique ».

En effet, aujourd’hui, la création de ces chèques CREA, c’est une substitution de dispositifs existants et une mutation de l’accompagnement. Ce n’est pas quelque chose de nouveau à la collectivité. Nous engagions, Monsieur le Président, 2.9 millions d’euros par an pour accompagner les structures qui accompagnent les créateurs d’entreprises depuis des années. Vous voulez substituer cet accompagnement qui était une aide forfaitaire à aujourd’hui la mise en place de chèques CREA qui seront peu ou prou sur le même niveau d’engagement budgétaire puisque vous l’augmentez un petit peu à 3.1 millions d’euros.

Mais ce que nous souhaitons dire par cet amendement, c’est qu’au regard de toute la situation que vous avez parfaitement décrite depuis le début de cette matinée, l’ensemble des structures qui concourent à cet accompagnement sont aussi dans une situation de fragilité et que changer en profondeur leur accompagnement à partir de janvier 2021 va les mettre à mal.

 

Elles nous l’ont traduit très concrètement. Je les ai réunies dans mon territoire il y a quelques semaines de ça au côté des présidents des intercommunalités. Elles ont traduit leurs inquiétudes quant à l’année 2021 sur le fait que les créateurs ne seront surement pas en nombre, que la modification de l’accompagnement par le chèque CREA leur apportera un accompagnement a posteriori, ce qui est normal, du travail effectué et que pour certaines structures, ce travail nécessite 6 mois – 1an. Et donc, pour certaines, elles pourront bénéficier éventuellement du chèque si elles sont retenues par le créateur d’entreprise, fin 2021, ce qui les met véritablement en grande difficulté dans leur modèle économique.

Donc notre demande, Monsieur le Président, ce n’est pas le fait de refuser la modification mais nous vous précisons que ce n’est pas le bon pas de temps. Il s’agirait pour 2021 de poursuivre l’accompagnement tel qu’il était posé en 2020, donc de ne pas supprimer les règlements d’intervention comme le prévoit la délibération. Il sera temps en 2021, après je le souhaite comme tout le monde une année plus stable, plus rassurante, de relance, de mettre en place ce nouveau dispositif qui va placer véritablement l’ensemble des structures en concurrence sur les territoires et pour certaines les faire disparaitre.

Voilà notre demande à cette étape, Monsieur le Président.

Intervention de Rachel Thomas sur la maquette FEDER-FSE+ 2021-2027

Monsieur le Président,

 

Tous les 7 ans, l’Union européenne révise sa stratégie d’attribution des fonds européens alloués aux états membres afin de répondre aux nouveaux défis européens et d’accompagner au plus près les enjeux et les besoins des territoires et des populations.

Pour la maquette 2014-2020, la France a fait le choix, cela vient d’être rappelé de décentraliser tout ou partie la gestion de ces enveloppes aux périmètres régionaux d’alors et nous y étions tout à fait favorables.

Les 3 anciennes régions du périmètres Grand Est ont bénéficié de l’autorité de gestion. Elles ont en novembre 2015 proposées à leurs assemblées respectives les maquettes déclinant les 1,3 milliards d’euros confiés qui leur été alloués pour la période dans un exercice déjà bien contraint.

Aujourd’hui, nous renouvelons l’exercice la nouvelle génération du programme 2021-2027 dans un cadre toujours aussi contraint, complexe mais précis posé autour de 5 objectifs stratégiques par l’Europe mais qui correspond peu ou prou à nos objectifs stratégiques en Région Grand Est.

C’est une étape de préparation qui n’est pas cristallisée et qui donne du sens et des moyens au rôle que la région Grand Est doit tenir aux cotés de l’État et des territoires dans la relance et la reconquête économique et l’emploi.

Les comités État-Régions successifs ont précisé l’architecture des fonds et préparent un accord de partenariat État-Régions afin de répondre au mieux aux besoins des territoires.

Pour la période 2021-2027, ce sont 781 millions d’euros alloués sur cette maquette FEDER/FSE unique du « Grand Est » qui valide et légitime fortement notre Région au regard de l’Union européenne.

Nous serons bien sûr vigilants à ce que ces fonds, véritable effet de levier des politiques régionales à venir, irriguent bien l’ensemble de nos territoires du Grand-Est.

Nous sommes satisfaits que cette programmation autorise la possibilité d’accompagner dorénavant des secteurs économiques à enjeux stratégiques que sont la santé, la culture et le tourisme, qui ont été et sont lourdement frappés par la crise sanitaire dans notre région.

Nous saluons, Monsieur le Président, votre volonté d’aller de l’avant dans la préparation de cet exercice, bien que très formaté par la Commission européenne, et ce à ce jour, en l’absence d’un vote définitif du Parlement européen.

 

Nous, progressistes et européens convaincus, ne pouvons que soutenir cette démarche et valider votre proposition de maquette. En revanche nous vous demandons la totale transparence à notre assemblée pour toutes les étapes de construction à venir.

 

Nous regrettons qu’à cette étape, Monsieur le Président, nous n’ayons pas un bilan et une évaluation solides de l’exercice de votre autorité de gestion de la période 2014-2021 et de la réalité de la mobilisation des 1,4 milliards qui nous avait confiés pour cette programmation.

Vous l’avez entendu dans mes propos, nous sommes totalement favorables à cette proposition et à l’ensemble des délibérations posées.

Je vous remercie.   

Intervention de Christophe Choserot sur la TICPE

J’ai toujours soutenu ce dispositif de TICPE lorsque j’étais dans une majorité en Région Lorraine et je l’ai soutenu lorsque nous étions à la Région Grand Est parce que ce dispositif est indéfiniment utile, cela a été rappelé, pour les investissements ferroviaires.

Sur la perte d’autonomie fiscale des régions, cela ne date pas d’aujourd’hui. Cette perte d’autonomie s’est faite, on s’en rappelle, sous un gouvernement qui devait être le gouvernement Fillon.

Moi je place cette TICPE sous l’angle d’une taxe carbone qui permet de faire avancer nos infrastructures ferroviaires, taxe carbone d’ailleurs qui faisait partie, je vous le rappelle, du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007, donc ça remonte quand même à une paire d’années et finalement ça se matérialise aujourd’hui à travers la TICPE.

Monsieur le Président, comme l’a dit le Président de la Commission « Finances », nous ne faisons que remettre une délibération récurrente chaque année. Nous l’avons toujours votée donc nous continuerons à la voter.

Intervention de Rachel Thomas sur la Décision Modificative n°2

Monsieur le Président,

Beaucoup de chose ont été dites sur cette Décision Modificative. Elle est technique, de faible volume, nous l’avons entendu, mais elle vient surtout clôturer et boucler une année budgétaire 2020 qui est quand même si particulière au regard de la situation sanitaire.

Par, à la fois le BP, le BS et cette DM cela a permis, certes en mobilisant l’emprunt comme cela vient d’être rappelé, de financer à la fois les politiques publiques établies et surtout l’ensemble des actions inscrites dans le cadre du Plan d’urgence, je rappelle à mes collègues, nous venons tous de le voter collégialement, il s’agit de s’en rappeler, que ce soit le fonds de solidarité sur lequel nous avons abondé État et Régions et qui est très important pour l’ensemble du tissu économique.

Donc sur cette décision modificative qui va pour moi dans le bon sens, nous serons favorables à son vote bien évidemment.

Et je voulais rappeler à Monsieur Erre également que l’enveloppe complémentaire à l’aéroport de Lorraine, moi qui suis membre du Conseil d’administration, traduit clairement ce qui se passe sur tous les aéroports régionaux en France : c’est cruellement la perte d’activité liée à la crise. Cette enveloppe vient compenser cela. Quand il n’y a plus de vols, donc plus de recettes, il faut bien trouver une solution. La collectivité seule, sur cet aéroport, agit là pour maintenir l’outil alors certes, cela nécessitera une réflexion plus globale, je crois que des études sont en cours pour ce faire mais l’impact de la crise va devoir surement corriger quelques curseurs mais je crois que cette enveloppe vient là pour maintenir l’outil à ce jour de façon à ce que nous l’espérons tous dans les configurations différentes peut-être et des partenariats différents, il puisse, et permettez-moi l’expression, redécoller.

Quant à Madine, il était plus que temps de poursuivre la modernisation de ce site qui est ouvert à tous les lorrains et à tous nos citoyens du Grand Est et ceci gratuitement de façon à ce qu’ils bénéficient d’un lieu de respiration, d’un lieu de nature dont ils ont tant besoin aujourd’hui.

Voilà Monsieur le Président, vous l’aurez compris, un vote favorable sur cette DM.

Intervention de Diana André sur le Plan stratégique de relance des vignobles du Grand Est

Mise en place d’une taxe de 25% sur les importations de vin par les États-Unis, incertitudes autour du Brexit, instabilité du marché mondial du vin, baisse de la consommation liée au confinement... en 2020, la filière viticole n'a pas été épargnée par les difficultés. Résultat, les ventes de vins français à l'étranger ont chuté de 18% en valeur de janvier à août 2020 par rapport aux huit mois comparables de 2019, avec de fortes répercussions pour la Région Grand Est.

Par conséquent, et dans une logique de complémentarité avec le Plan national de relance de la filière viticole, vous proposez un Plan stratégique de relance des vignobles du Grand Est articulé autour de 5 priorités et de 17 sous-mesures ; dont 4 spécifiques à l’Alsace, 2 à la Champagne-Ardenne et 0 à la Lorraine.

Nous nous étonnons en effet, de ne retrouver aucune mesure spécifique au vignoble lorrain, quelque peu délaissé ou oublié au profit de la Champagne-Ardenne et de l’Alsace, dont le vignoble bénéficie à lui seul d’un Plan Rebond de 800 000€ et de diverses actions de promotion.

Les produits des terroirs de la Moselle, du Toulois et de la Meuse, issus de différents cépages et de savoir-faire transmis depuis des siècles, ont pourtant souffert tout autant de l’épidémie de Covid. Depuis le début de la crise, l’annulation de plusieurs salons et la fermeture de la plupart des restaurants, qui représentent en moyenne 40% de la clientèle des vignerons, constituent un gros manque à gagner, malgré de bonnes récoltes cette année. En moyenne, le 1er confinement a fait chuté leur chiffre d’affaires annuel de 15 à 20%. Cette deuxième vague, à quelques semaines de Noël, assène donc un nouveau coup dur à la profession.

Les vignerons lorrains ont donc eux aussi besoin, plus que jamais, du soutien de la Région pour les aider à traverser cette crise, au même titre que l’Alsace et la Champagne. 

Je vous remercie.

Intervention de Diana André sur le rapport annuel sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes

Beaucoup de choses ont été dites, donc je ne voudrais pas avoir des propos redondants par rapport à tous les concepts présentés au sujet de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Vous avez mis en place des dispositifs dont on peut dire qu’ils sont intéressants, en particulier des projets, des concours, etc...

Ce qu’il faudrait, c’est essayer de toucher le plus possible les femmes qui n’ont pas accès à ces dispositifs. C’est très important parce que ce sont elles qu’il faut aller chercher et qu’il faut vraiment solliciter le plus possible afin que leur regard à elles changent aussi sur leur activité professionnelle ou leur journée par rapport à leur famille, à leurs investissements.

 

La formation est aussi un levier indispensable pour inciter les femmes à s’engager dans les filières professionnelles dont elles restent beaucoup trop éloignées.

Nous serons aussi très vigilants à l’application du Plan pluriannuel d’actions relatives à la jeunesse en 2021.

 

Je vous remercie.

Intervention de Diana André sur la mise en œuvre des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes du Grand Est

Aujourd’hui nous est présenté un état de l’avancement des actions correctrices entreprises par la Région, découlant des rappels du droit et des recommandations du rapport d'observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes du Grand Est relatif à la gestion de la Région Grand Est.

Comme nous l’avions dit lors de la présentation de ce rapport à cette assemblée l’année dernière, des contrôles sur la gestion de la Région 4 ans seulement après sa création nous parait un peu prématuré. Une plus grande prise de recul nous semblait nécessaire. Nous le réaffirmons aujourd’hui : le rôle de la Chambre Régionale des Comptes est d’assurer le droit et non de juger politiquement les collectivités.

Sur l’état de l’avancement des 21 actions correctrices, 7 ne sont pas encore mise en œuvre complètement à ce jour et une seule n’a pas été engagée : celle relative au recueil de l’ensemble des informations permettant d’appréhender les impacts environnementaux des différentes composantes du service des TER, en particulier ceux relatifs à la circulation des trains.

 

La mise en œuvre des recommandations va donc plutôt dans le bon sens. Ce rapport ne contient, par conséquent, aucune critique majeure pouvant ouvrir à polémique.

Intervention de Rachel Thomas sur les démarches d'évaluation des politiques publiques

Juste une petite intervention, Monsieur le Président, pour à la fois saluer dorénavant la culture d’évaluation que vous souhaitez poser au sein de la collectivité et en parfait partenariat avec le CESER, dont je sais que certains membres sont très proactifs en la matière.

Bien sûr qu’une évaluation porte sur la pertinence ou pas de la politique publique menée, sur son efficacité. Elle doit mesurer également son accessibilité dans les territoires, sa lisibilité et surtout sa finalité, incontestablement et l’utilité au public.

 

Au travers des politiques publiques que vous avez retenu : les 4 évoquées aujourd’hui peuvent être une première étape.

Sur notamment la politique agricole, dont je suis membre de la commission, j’entends le satisfecit qui est posé là au travers de l’ensemble des dispositifs qui ont été élaborés de longue date par l’ensemble des majorités. Le PCAE qui est analysé est un outil qui est constitutif au maintien d’un grand test terre d’élevage. Mais bien évidemment qu’il est un élément qui permet ce maintien-là au côté d’abord d’une situation de marché-filière. Cet élément PCAE vient compléter le fait de pouvoir maintenir des structures d’élevage dans les territoires et en nombre. Il n’est pas unique, il est un élément constituant de toute cette chaine économique, bien évidemment.

Monsieur le Président, notre groupe est très attaché à cette politique d’évaluation et comme je l’ai dit ce matin, j’aurais vraiment souhaité qu’en cette fin de mandature, il y ait parmi un des thèmes évalués, la question des fonds européens parce que c’est majeur en cette fin de maquette 2014-2020 et il aurait été intéressant à cette étape de bénéficier d’une évaluation fine sur notre autorité de gestion.

Christophe Choserot - Motion de soutien à la Cristallerie Baccarat

Monsieur le Président, mes chers collègues,

La Région Grand Est on le sait possède des atouts incroyables, c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’aime tant : ses territoires, ses paysages, ses universités, son tourisme, ses vignobles, sa cuisine, son histoire, son patrimoine et évidemment son industrie d’art.

La cristallerie Baccarat est là un des plus grands ambassadeurs de la Région, c’est une pépite de notre territoire, tout le monde en conviendra.

Cette pépite, Monsieur le Président, va mal depuis le 7 septembre 2020, date à laquelle elle a été placée sous le régime d’administration provisoire.

Ce régime a été décidé par le Tribunal de Commerce de Nancy suite à des divergences actionnariales majeures ainsi qu’à une grave carence managériale.

On peut dire que la Cristallerie est un navire aujourd’hui sans capitaine.

Trois raisons de fond, mes chers collègues, participent à expliquer la situation de la crise actuelle de la Cristallerie.

 

Déjà depuis fin 2005, Baccarat, antérieurement contrôlée par le groupe Louvre-Taittinger, est passé sous contrôle de fonds d'investissements.

Deuxièmement le non-engagement de ces deux fonds dans les plans stratégiques importants de développement de la manufacture.

Et puis des problèmes juridiques incluant des défauts de paiement.

Ces problématiques, Monsieur le Président, font que Baccarat a subi une politique de non-investissement majeure et surtout n’a pas tiré le moindre profit commercial du développement mondial de l’industrie du luxe.

 

Évidemment la mobilisation s’est organisée à l’initiative de l’intersyndicale de Baccarat menée par la CGT, les élus municipaux, départementaux et des membres du gouvernement par l’intermédiaire de la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

 

Pour cette motion, nous considérons, mes chers collègues, qu’il est de notre responsabilité d’accompagner toutes les entreprises dans leurs projets et leurs difficultés. C’est notre compétence.

La motion que l’on vous propose est assez simple :

  • Premier point, nous demandons à l’institution régionale de se saisir de ce dossier pour rebâtir ensemble l’avenir de la manufacture, véritable fleuron du luxe français.

  • Deuxième point, nous demandons que la Région accompagne des propositions d’investissement solides à travers la mobilisation des plans de relance nationaux et européens, du CPER, des fonds européens ainsi que de tous les dispositifs régionaux existants afin d’attirer et de mettre en confiance les potentiels repreneurs en leur assurant toute la garantie d’un accompagnement et d’un suivi institutionnel.

  • Et puis, troisième point, nous demandons que l’institution régionale s’assure aussi de la qualité des repreneurs

 

Voilà, mes chers collègues, cette motion que l’on vous propose. Il est important de se mobiliser aux côtés de Baccarat pour véritablement sauver ce fleuron de l’industrie du luxe de la Région Grand Est.

Monsieur Erre le nombre de salariés de la Cristallerie Baccarat est aujourd’hui de 614 salariés. Le chiffre d’affaire pour pouvoir investir s’élève à 25 millions d’euros, ce qui n’est pas négligeable.

La grosse difficulté c’est qu’il n’y a pas d’investissement.

Je profite d’avoir la parole, Monsieur le Président, pour noter que vous travaillez dans la discrétion mais force est de constater que votre discrétion devient un son assez bruyant.

Je crois qu’il est de notre responsabilité d’au moins envoyer un de vos vice-présidents sur le terrain pour rencontrer les salariés, pour rencontrer les élus locaux, pour travailler avec l’entreprise et pour montrer que la Région Grand Est est présente.

 

Je crois que c’est de notre responsabilité aujourd’hui. Si nous déposons cette motion, c’est qu’aujourd’hui l’absence de la Région pose problème.

 

Aujourd’hui vous êtes absent. Alors vous dites que vous êtes discret, c’est bien mais il est important de voir des élus se positionner sur ce dossier.

 

Le département de Meurthe-et-Moselle s’est positionné sur ce dossier, les élus évidemment de Baccarat et de la communauté de communes de Lunéville se sont positionnés, le député Bazin s’est positionné. Il est important aussi que la Région Grand Est fasse connaitre son soutien et son accompagnement surtout.

 

Et aujourd’hui, ce qui pose problème et c’est pour cela que nous déposons cette motion, c’est qu’il n’y a pas de son ni d’image de la Région.

 

Maintenant, que cette motion fasse sourire c’est un fait, mais je peux vous dire qu’elle ne fait pas sourire tout le monde sur le territoire lunévillois.

Communiqué Post Séance plénière

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